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    Les Cahiers de l'Émergence

    «Le taux d’encadrement nous pose de sérieux problèmes»
    Farissi Esserghini, président de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager

    50% de nos filières sont professionnalisantes. C’est une réponse à la problématique du chômage des diplômés, indique Farissi Esserghini

    - L’Economiste: Quelle analyse faites-vous de la déperdition?
    - Farissi Esserghini: Il faut préciser que la déperdition ne touche que les filière à accès ouvert, pour diverses raisons. Afin de remédier à cette problématique, l’université a entrepris plusieurs actions. Ceci à travers le renforcement des dispositions d’orientation des nouveaux bacheliers dans les établissements, la mise en place des dispositifs de tutorats, et l’augmentation du rendement interne et externe par l’amélioration du pourcentage de réussite.
    Toutes ces mesures ont permis d’améliorer le taux d’abandon en 1re année de licences fondamentales, toutes disciplines confondues. Ce taux est passé à 9% en 2009-2010, et il passera à 6% en 2011-2012.

    - Comment expliquez-vous la persistance du chômage des diplômés?
    - Il faut dire qu’un effort important a été accompli au niveau de l’offre pédagogique par rapport à la demande du marché de l’emploi. En effet, nous sommes passés d’un nombre vraiment négligeable de filières professionnalisantes avant le démarrage du plan d’urgence à plus de 90 filières soit 50% de notre offre pour l’année universitaire 2010-2011. Il y a là un progrès significatif réalisé par les professeurs et les instances de l’université.
    Bien que des efforts ont été accomplis dans ce sens, il n’en demeure pas moins que des progrès doivent être poursuivis pour adapter davantage notre offre à la demande. Mêmes les licences fondamentales disposent aujourd’hui de modules professionnels dispensés au 5e et au 6e semestre, ce qui permet aux étudiants de ces filières d’être ouverts sur le monde de l’entreprise. L’absorption des diplômés n’est pas l’affaire seulement de l’université mais elle est également celle des entreprises et du secteur privé qui doivent ouvrir davantage leurs portes aux jeunes lauréats.

    - Les facultés souffrent d’un sérieux problème de relève et de sous-effectifs des professeurs? Quelle est la situation exacte à l’université de Fès?
    - Théoriquement, le contrat du plan d’urgence a prévu d’octroyer à l’USMBA un nombre important de postes budgétaires pour faire face au faible taux d’encadrement dont souffre l’université. Malheureusement, ce nombre a été revu à la baisse, surtout en 2011. Cette situation nous pose de sérieux problèmes pour faire face aux départs à la retraite des enseignants-chercheurs, à l’augmentation vertigineuse des effectifs des étudiants, et au recrutement des profils adéquats aux exigences de nouvelles filières professionnalisantes et de celles des besoins du marché de l’emploi.

    Propos recueillis par Y. S. A.

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