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Régions

Rabat: Pourquoi Joumani quitte le Mouvement populaire

Par L'Economiste | Edition N°:3610 Le 07/09/2011 | Partager
Il abandonne la politique pour s’occuper de ses affaires, raison officielle
Pour des élus, c’est l’arrivée d’un larron étranger dans la gestion du transport urbain qui l’a poussé au départ

Le retrait de Brahim Joumani de la vie politique a beaucoup surpris. Il figurait parmi les candidats favoris du MP à Rabat pour les prochaines législatives

Décision inattendue. Brahim Joumani, président de l’arrondissement de Youssoufia à Rabat, a décidé de s’éloigner de la vie politique. «J’ai présenté ma démission la semaine dernière au wali de la capitale», précise-t-il. «Ce désengagement politique va me permettre de me consacrer à mes projets personnels», explique Joumani qui, en quittant le Mouvement populaire, n’occupera plus le poste de 3e vice-président de Fathallah Oualalou, maire de Rabat. Car, faut-il le rappeler, Brahim Joumani est aussi un homme d’affaires très actif, particulièrement dans le secteur du transport via son groupe Karama bus. Pour l’ex-président de Youssoufia, ce retrait de la vie politique est devenu indispensable pour se focaliser sur le développement de son groupe. Cela, à un moment où l’entreprise vient de décrocher des contrats de gestion déléguée concernant le transport urbain dans plusieurs villes marocaines comme Beni Mellal, Khouribga et Kénitra. Y aurait-il d’autres raisons inavouées? L’ancien président de l’arrondissement de Youssoufia campe sur ses positions, restant prudent sur les motifs de son départ et ne souhaitant pas être à l’origine d’une quelconque polémique. Pourtant, les langues se délient peu à peu. «Ces derniers temps, le 3e vice-président du maire avait des problèmes avec certains membres du bureau du conseil de la ville», confie un élu. Selon lui, Joumani affichait clairement son désaccord avec la politique poursuivie par la ville en ce qui concerne la gestion de certains dossiers, notamment celui du transport urbain. «Dès le départ, il était contre l’idée de confier le secteur des bus à la société Stareo dirigée par des étrangers», indique notre source. Une position plus ou moins attendue sachant que l’arrivée de Stareo a entraîné la fin de l’activité des sociétés locales, dont celle du groupe Joumani qui assurait plus de 30% du marché. La méthode de gestion de Stareo a été aussi vivement critiquée par l’ex-président de Youssoufia qui n’a pas hésité à préparer tout un dossier qu’il a distribué aux élus lors de l’ouverture des travaux du dernier conseil de la ville (février). Toujours est-il, son départ a réellement surpris à l’heure où la majorité des élus se prépare à l’échéance législative du 25 novembre. Un heureux toutefois dans cette affaire. Omar Bahraoui qui pourra se positionner en tête de liste du MP de Rabat quel que soit le découpage électoral adopté.

Noureddine EL AISSI

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