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    Focus

    Déplacements à Casablanca
    Les marcheurs, majoritaires

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    Faute de transport adéquat, la marche choix... subi
    Moins de 6% alloués au transport collectif et 1% aux voiries

    Sur les 10 millions de déplacements générés chaque jour par le Grand Casablanca, 5,2% seulement sont du fait des petits taxis

    ON a du mal à le croire. En dépit d’une circulation dense et de routes encombrées, ce sont plus de la moitié des Casablancais qui préfèrent arpenter le bitume. «En s’accaparant 53% des déplacements, la marche est le mode de déplacement le plus utilisé dans toute la région», ressort-il de plus intéressant du Plan de déplacement urbain (PDU) réalisé par la région du Grand Casablanca à l’horizon 2019. La voiture particulière vient en deuxième position avec 14,5% des déplacements.
    Sur les 10 millions de déplacements ouvrable générés chaque jour par le Grand Casablanca, les transports en commun représentent, quant à eux, 13% de la répartition modale globale, suivis des grands taxis (10,3%), des taxis urbains (5,2%) et des deux roues (4%). Les véhicules qui circulent chaque jour à Casablanca (1,5 million de voitures) ne sont pas directement liés au taux de motorisation des habitants car le recours aux taxis représente, à lui seul, 15,5 % de l’ensemble des déplacements. L’utilisation des bus reste, toutefois, limitée à l’accès au centre-ville (10 à 20% des personnes transportées). Pour répondre à l’accroissement de la demande de déplacements, Casablanca a opté pour le transport de masse.
    Côté moyens financiers, le constat est alarmant. Plus de 14,3 milliards de DH représentent les dépenses destinées au secteur du transport des personnes dans le Grand Casablanca. Ce montant, qui englobe tous les flux financiers injectés par l’ensemble des opérateurs économiques (Etat, collectivités, usagers…) dans le domaine des déplacements, est, en effet, mal réparti. Les trois quarts de ces dépenses (soit 10,7 milliards de DH) sont alloués à la voiture particulière, tandis que les transports en commun mobilisent moins de 6% (858 millions de DH) seulement du montant global. L’entretien et l’aménagement de la voirie sont encore moins bien lotis puisque leur part dans les dépenses annuelles du secteur n’atteint même pas les 1%. Mieux encore, 82% du total des dépenses (soit plus de 11,7 milliards de DH) sont supportés par les ménages.
    Ainsi, la stratégie adoptée par le PDU consiste à donner la priorité au transport collectif dans les politiques publiques. Un investissement de plus de 50 milliards de DH est à mobiliser sur une vingtaine d’années pour la réalisation de 6 lignes de transports capacitifs, soit des dépenses de 2,5 milliards de DH par an.

    Bouchra SABIB

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