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    Régions

    Casablanca/Foire du Ramadan
    Le concept s’essouffle

    Par L'Economiste | Edition N°:3596 Le 16/08/2011 | Partager
    Peu de transactions depuis le démarrage
    Turcs, Libanais, Syriens, Palestiniens, Chinois… le salon s’internationalise

    Le mobilier était fortement présent avec une dominance des produits indonésiens et égyptiens

    «La foire commerciale du Ramadan n’est plus ce qu’elle était». Presque unanime, le constat revient comme leitmotiv auprès des exposants. Le concept de ce haut lieu de sortie et d’achats de prédilection des Casablancais lors de ce mois s’essouffle.
    «Depuis trois ans, nous ne réalisons plus beaucoup de ventes. Il y a plus de curieux que d’acheteurs», regrette une exposante du stand pakistanais. Même son de cloche auprès des autres stands. «Le temps où les visiteurs achetaient sans compter est révolu. Aujourd’hui, crise oblige, les priorités sont toutes autres», ajoute un vendeur de mobilier indonésien. La conjoncture économique et la pression sur le pouvoir d’achat sont pointées du doigt. Certes, la situation de consommation et la mauvaise conjoncture sont mesurées par des indicateurs macroéconomiques, mais la baisse des ventes d’une telle foire donne à réfléchir.
    23 heures passées, pas une place de libre au parking de l’Ofec où est organisé la foire. Tout semble dire que c’est une affaire qui marche. Pourtant, la réalité est toute autre. «Il y a beaucoup de tentations mais financièrement nous ne pouvons pas nous permettre de tels achats», regrette un visiteur. Ainsi, ce sera une petite barrette pour la petite fille et pour le reste, il faudra attendre de meilleurs jours. Cependant, l’optimisme est toujours de mise en ces temps moroses. «Nous attendons une reprise vers la deuxième quinzaine de Ramadan», prévoit un exposant syrien de tenues traditionnelles.
    La foire du Ramadan se veut un lieu éclectique où se retrouvent plusieurs nationalités. Venus d’Inde, de Syrie, de Turquie, de Palestine, d’Indonésie… les exposants rivalisent de créativité. Oubliés les salons bling-bling et les stands recherchés, les exposants font dans le pratique et le basique. En effet, le dernier mot revient au moins disant. Sur ce registre, la concurrence fait rage. Si les Turcs proposent des foulards à 10 DH, les Chinois grattent encore 1 DH. Les produits les plus exposés sont le mobilier et les bijoux. Tout y est, depuis les produits de nettoyage jusqu’à la robe de mariée en passant par les épices et condiments.
    A chaque couloir se trouve des vitrines de bijoux, plaqués or d’Italie, pierres d’Inde, model égyptien… le charme opère. Malgré les diverses origines des produits, les exposants sont généralement résidents au Maroc. Une majorité d’entre eux posséde un magasin à Casablanca, Marrakech ou Fès. Comme à l’accoutumée, la présence asiatique est bien visible. Les stands bigarrés, devant lesquels se presse une foule de curieux, attirent par la diversité de l’offre, un joyeux méli-mélo d’objets criards sans grande utilité. Et pourtant, les bas prix affichés incitent à la consommation.

    IL. B.

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