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Focus

Ramadan et tourisme
Casablanca: Après la fête, le coma

Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
L’activité en «stand-by»
Le taux d’occupation des hôtels ne dépasse guère 30%

Les nationaux à destination de Casablanca proviennent surtout des villes intérieures comme Fès pour des petits week-ends «Spécial shopping»

A Casablanca, Ramadan ne rime aucunement avec tourisme. L’activité y est presque en «stand-by», selon les professionnels du secteur. «Pour nous, la saison estivale s’est résumée au mois de juillet», indique M’hamed Bousfiha, directeur général d’une agence de voyages et secrétaire général de l’Association régionale des agences de voyages de Casablanca. Et d’ajouter, «seuls les voyages organisés répartis sur plusieurs périodes de l’année nous permettront de rattraper le manque à gagner». «Des tarifs promotionnels très intéressants ont, certes, été négociés avec des hôtels pour des touristes d’Europe et des Etats-Unis pour les mois de juillet et août, mais la demande reste faible et nettement inférieure à l’offre en comparaison avec l’année dernière», souligne, pour sa part, Bouchaïb Rzane, directeur général d’une autre agence de voyages à Casablanca.
Par ailleurs, les arrivées des touristes étrangers ont chuté dès la première semaine de Ramadan. «Durant ce mois, les touristes étrangers évitent, en effet, les pays musulmans où les services sont souvent minimes», explique Bousfiha. «Bien qu’il y ait des promotions pour les touristes étrangers et des offres «Spécial Ramadan» pour les nationaux, le taux d’occupation des chambres des établissements d’hébergement touristique classés à Casablanca ne dépasse pas aujourd’hui les 30%», indique un professionnel. L’année dernière, ce taux s’était établi autour de 50% durant la même période. Les nationaux qui viennent à Casablanca proviennent surtout des villes intérieures comme Fès pour des petits week-ends «Spécial shopping».
Hormis la Fête internationale de la musique (20 et 21 juin) et le Festival de Casablanca qui s’est clôturé le 16 juillet dernier, la ville manque d’animations dignes d’une métropole. En plus, aucune action promotionnelle ciblée de la destination n’est engagée durant le mois d’août. Troisième destination touristique du Maroc et première en tourisme d’affaires et de croisière, Casablanca manque, malgré tout, d’attraction. Les responsables du secteur du tourisme dans la métropole sont le plus souvent, pour ne pas dire tout le temps, inscrits aux abonnés absents. Aussi, il est difficile de disposer du moindre chiffre sur l’activité.
Les chantiers qui sont en cours (tramway, Casa Finance City, Sindibad, Casa-Anfa, réaménagement de l’ancienne médina, etc.) prédestinent la métropole à un grand avenir, notamment touristique. A condition que ses responsables prennent la peine d’en faire la promotion. Ce qui n’est nullement le cas actuellement.

Bouchra SABIB

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