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Focus

Un mois totalement à vide à Tanger

Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
Pas de visibilité pour les prochains mois
Clients nationaux et Espagnols de plus en plus rares

La ville de Tanger connaît certainement le plus mauvais mois d’août de son histoire. La canicule, qui aurait dû inciter les touristes à venir profiter des plages de la ville, n’a pas suffit pour faire sortir les gens de leurs maisons ou de leurs hôtels. Et pour cause, on est en plein Ramadan, un mois qui se prête peu aux sorties sur les plages

Un mois d’août assez chaud à tous les niveaux. Ramadan et canicule n’arrangent pas les affaires des opérateurs touristiques de la ville de Tanger. En effet, ce mois d’août qui coïncide avec celui, du mois de Ramadan se profile comme une «année blanche», selon certains professionnels.
La situation se résume selon un hôtelier par un mot qui veut en dire long sur la situation qui prévaut dans le secteur du tourisme dans la ville du détroit: «Rien». «Nous n’avons aucune visibilité sur les prochaines semaines. En outre, c’est tout le mois de Ramadan qui risque d’être un vrai passage à vide», se plaint Mounir Benkirane, directeur de l’Hôtel Intercontinental. Selon ce dernier, pendant le Ramadan, les deux principaux clients du secteur touristique tangérois font défaut, le touriste national et son homonyme étranger.
La clientèle nationale qui, selon les saisons, peut représenter jusqu’à 50% du total des nuitées réalisées est très peu encline à se déplacer pendant ce mois, qui est considéré plutôt comme un mois sédentaire. D’un autre côté, la clientèle étrangère évite de venir au Maroc en général pendant le Ramadan. Des guides touristiques, tels le «Guide du routard» déconseillent vivement et franchement aux touristes français, à titre d’exemple, de se déplacer au Maroc. Et Tanger ne fait pas l’exception. D’ailleurs, les principaux clients étrangers de la ville que sont les touristes espagnols continuent de vivre une crise économique sans précédent. L’économie ibérique sombre encore dans la récession et le nombre de chômeurs ne cesse de grimper au grand dam des hôteliers locaux qui se retrouvent privés d’une importante clientèle. En effet, le touriste espagnol, du fait de la proximité, assurait un rythme d’arrivées soutenu réparti le long de l’année. Les Espagnols passaient souvent le week-end à Tanger, séparés de l’Espagne par une heure de bateau, et cerise sur le gâteau, ils peuvent venir avec leurs propres véhicules. Une manne qui a pris fin avec la crise économique et financière du voisin du Nord.
D’un autre côté, les hôteliers se plaignent d’un concurrent de taille, apparu ces derniers temps: les appartements meublés. En effet, ce type d’hébergement permet plus de liberté aux locataires et semble être le choix préféré des clients nationaux. Mais depuis un à deux ans, ce type d’hébergement plus économique, surtout pour les groupes importants, commence à avoir du succès même auprès des clients étrangers. Le nombre d’annonces sur le net est impressionnant avec des modes de paiement qui vont du virement postal à Paypal.

Ali ABJIOU

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