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    Ramadan et tourisme
    Dur mois d’août à Agadir

    Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
    70% de réductions pour les nationaux
    Faible visibilité pour septembre et octobre

    A vue d’œil, on peut dire qu’il n’y a pas grande affluence de touristes sur la corniche de la station balnéaire en ce moment. Et le Ramadan n’est pas le seul en cause, disent les professionnels. Selon eux, ce sont les retombées du printemps arabe qui ont engendré cette situation

    DURE, dure, la vie pour les hôteliers d’Agadir. Le mois d’août s’annonce difficile pour ne pas dire «catastrophique». C’est du moins ce qu’avancent les directeurs des hôtels les plus fréquentés de la station balnéaire. «Cela pourrait même être le plus mauvais mois d’août de l’histoire du tourisme d’Agadir», lance l’un d’eux. Il faut dire que c’est normalement une période lors de laquelle les établissements cartonnent et beaucoup d’entre eux font du surbooking. Mais, cette année, même ceux du front de mer n’y arriveront pas. Certes, il y a de rares exceptions comme c’est le cas pour l’hôtel Decameron Tafoukt qui annonce pour les prochains jours un surbooking et estime terminer le mois d’août avec un taux d’occupation de 90%. Un peu moins cependant que la même période l’an dernier. Cette tendance n’est cependant pas générale même si certains établissements sur le front de mer avancent un léger mieux comparativement à juillet dernier. Mais la situation reste inquiétante, car, pour atteindre un seuil de rentabilité, les hôtels du front de mer doivent réaliser un taux d’occupation d’au moins 50%. Pour ceux de deuxième et troisième ligne, de l’avis d’un professionnel averti, le seuil de rentabilité n’est atteint que si l’hôtel réalise un taux d’occupation de 75 à 80%. Aujourd’hui, c’est loin d’être le cas; sans compter que les hôteliers consentent d’énormes réductions de prix. En effet, pour drainer la clientèle nationale en cette période, beaucoup ont mis en place des tarifs promotionnels. Et ce, à travers des réductions allant jusqu’à 70% du tarif public. Mais la demande de la clientèle nationale est très faible en ce moment.
    Pour la clientèle étrangère, ce sont surtout les réservations last minute qui sauvent un peu la situation dans certains établissements surtout les mieux positionnés dans le secteur balnéaire. Cependant, selon la plupart des hôteliers, Ramadan ne serait pas la véritable cause de la faiblesse de l’activité en ce moment. Ce sont surtout les retombées du «printemps arabe» qui ont engendré cette baisse de l’activité. Des tour-opérateurs le disent clairement en tout cas. A ce sujet, un hôtelier indique que Thomas Cook Scandinavie a annulé de son programme le Maroc au départ de la Suède pour l’hiver prochain. Concernant les autres marchés, les professionnels disent avoir très peu de visibilité tant pour septembre que pour octobre prochains. Indéniablement, pour renverser la tendance, de l’avis des professionnels, il est nécessaire de réagir et de communiquer encore et encore sur la destination.

    Malika ALAMI

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