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    Comptabilité
    Le minimum à connaître quand on est patron

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Indispensable pour bien gérer l’entreprise
    Et pour ne pas se «faire avoir» par son comptable

    La comptabilité intéressera également le banquier pour l’attribution de prêt ou encore un acquéreur éventuel pour estimer les potentialités de l’entreprise. Il faut savoir lire un bilan pour pouvoir discuter avec son banquier

    LE chef d'entreprise dirige une entreprise de A à Z. Il définit les stratégies globales de celle-ci. Et pour mener à bien sa mission, il doit avoir des compétences. D’abord managériales ainsi qu'une excellente capacité d'adaptation pour pouvoir faire face à des situations exceptionnelles ou nouvelles. Il doit aussi avoir de bonnes connaissances en gestion, comptabilité, management et marketing en plus des connaissances techniques dans le domaine dans lequel il opère. En matière de comptabilité en particulier, des notions en comptabilité sont nécessaires pour ne pas se «faire avoir»: détournement, fausses factures, gonflement des stocks…
    De quelle notion parle-t-on? Il s’agit de savoir surtout comment interpréter les tableaux financiers (bilan, compte de résultat...). La comptabilité décrit tous les faits de l’acte économique de l’entreprise, c’est un outil pour le gestionnaire qui lui permet de gérer l’entreprise. Elle permet également de comparer la réalité et le prévisionnel, de tirer des conclusions et de permettre une meilleure gestion à l’avenir.
    Nadia Atikeddine, directrice du département juridique du cabinet Fidupartner, cabinet comptable, juridique et fiscal, spécialiste en matière de comptabilité, conseil et assistance fiscale, explique les enjeux de la connaissance de notion de comptabilité pour un gérant. « La méconnaissance de la comptabilité handicape le gérant dans l’accomplissement de sa mission», signale-t-elle, car un gérant ou un gestionnaire doit être en mesure de comprendre et interpréter la situation de l’entreprise en fonction des données comptables et mettre en place une stratégie (réduction des charges en cas d’une baisse des recettes, de reconstituer certaines opérations en cas de faillite ou difficultés…). Elle permet au gérant ou au gestionnaire de rendre compte de sa gestion pour en faire un bilan et répondre, à tout moment, aux exigences de vérification et de contrôle (par tutelles, associés, commissaire aux comptes ...). « De ce fait, il doit impérativement avoir des notions comptables pour répondre à ces obligations », insiste-t-elle.
    Ces notions consistent en la connaissance d’une lecture d’une balance et d’un bilan, qui constitue une sorte de photographie du patrimoine de l’entreprise dans ses deux volets qui doivent être en équilibre : actif (tout ce que possède l’entreprise : machines, bâtiments, argent en banque, clients, stocks des matières premières ou produits qui seront vendus) et passif (argents que l’entreprise doit aux investisseurs : actionnaires, emprunts à la banque, les dettes fournisseurs, les salaires, les impôts de l’Etat).
    Il s’agit aussi de connaître et comprendre le compte de résultat, qui permet d’appréhender l’enrichissement (ou l’appauvrissement) de l’entreprise, du fait de son activité pendant une période donnée. Cet enrichissement se mesure à travers la notion de profit ou de bénéfice (qui se calcule: bénéfice = revenus - dépenses). Les revenus sont de différentes formes suivant l’entreprise et un gérant ou gestionnaire, doit donc distinguer les coûts variables et les coûts fixes de l’entreprise. «Cette distinction est très importante pour comprendre à quel moment la société devient rentable», précise Atikeddine.
    Il est à ajouter, selon la directrice, qu’un gestionnaire doit connaître les obligations comptables des commerçants édictées par la loi 9-88 ainsi que le code général des impôts pour tenir une comptabilité dans les formes prescrites par la loi; sur le plan de la tenue des livres et pièces comptables, dressement des comptes et mouvements, documents comptables, échéances comptables et fiscales. Et ce, afin d’éviter les irrégularités graves pouvant mettre en cause la valeur probante de la comptabilité, tout en rappelant que tout préjudice causé à l’entreprise peut entraîner sa responsabilité pour faute de gestion tout en soulignant que la comptabilité constitue une preuve de l’équité du gestionnaire.

    J. K.

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