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Transport aérien
Une croissance en décalage

Par L'Economiste | Edition N°:1813 Le 16/07/2004 | Partager

. Le secteur national accuse un retard par rapport à l’évolution mondiale. Le charter emboîte le pas au régulier dans le trafic des marchandises En libéralisant son ciel, le Maroc a franchi une grande étape en matière de transport aérien. Alors qu’il s’agissait d’une situation monopolistique, avec une unique compagnie de transport nationale, voilà qu’aujourd’hui d’autres opérateurs sont arrivés sur le marché. Et maintenant, il est également question de compagnies low-cost. “Le Royaume a pris conscience que le transport aérien est une composante fondamentale du développement économique et social”, estime le rapport de BMCE Capital. Mais aussi et surtout qu’il entrait en droite ligne avec les objectifs de la stratégie qui vise 10 millions de touristes à l’horizon 2010. Pour atteindre un tel objectif, les pouvoirs publics ont mis en place une politique réglementaire visant l’amélioration des règles de transparence et de concurrence et la promotion de la desserte des destinations touristiques nationales. Ainsi, la nouvelle réglementation permettra plus de régularité dans les vols, en obligeant les compagnies aériennes à offrir un service minimal d’une fréquence par semaine et par route internationale. De plus, les compagnies devront s’engager sur un taux maximum d’annulation, établi à l’équivalent de 10% du nombre total des vols prévus. Le gouvernement a également encouragé des projets de création de nouvelles compagnies marocaines et l’optimisation du hub de Casablanca durant les périodes de pointe saisonnière. Et cela même si les événements du 11 septembre ont entaché le tourisme mondial et conduit à la faillite de plusieurs compagnies aériennes à travers le monde. En effet, le nombre de passagers reçus par les différents aéroports nationaux s’est inscrit en hausse de 3,6% en rythme annuel moyen entre 1986 et 2003. Atteignant ainsi 6,7 millions contre 3,7 millions en début de cette période. “Cette évolution reste en deçà de la croissance mondiale”, souligne l’étude. Et pour cause, la ventilation du trafic de passagers par nature révèle la prédominance des vols internationaux. En effet, le nombre des passagers internationaux s’est accru de 3,4% en moyenne ces six dernières années, pour atteindre 5,1 millions en 2003. Par ailleurs, la faible croissance du trafic de marchandises est aussi pointée du doigt. “Le transport de marchandises au Maroc par voie aérienne a connu au courant des deux dernières décades une croissance annuelle de 1,9% se fixant à 50.577 tonnes”. Peu sensible à la conjoncture politique, le fret aérien est davantage exposé aux aléas économiques et aux besoins d’échanges extérieurs du Royaume. Il convient de signaler à ce niveau que les vols réguliers ont accusé une légère baisse de 0,6% depuis 1998. En revanche, et bien que minoritaires, les vols irréguliers sont en hausse annuelle en moyenne de 10,6% traduisant la montée en force du transport de marchandises dans les revenus des compagnies charter.F. G. & N. Nbe

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