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Politique

Tirs croisés sur Ahmed Osman

Par L'Economiste | Edition N°:1788 Le 11/06/2004 | Partager

. Le président du RNI est l’objet d’une cabale de son groupe parlementaire . Les députés réclament notamment la convocation d’un congrès extraordinaire dans l’urgenceL’ONDE de choc du remaniement ministériel risque de faire des dégâts sur le RNI. Ahmed Osman subit des tirs croisés en provenance de ses troupes. Et ce sont les députés du parti qui ont ouvert le feu. En effet, le groupe parlementaire à la Chambre des Représentants a tenu une réunion décisive mercredi dernier. A l’issue de cette rencontre, un communiqué rédigé avec une virulence sans précédent et signé par son président Mohamed Abou est publié. Ces “comploteurs”, qui voulaient devenir ministres, ont pris quatre décisions à appliquer sans attendre. D’abord, ils ont décidé de ne pas reconnaître la “qualité de Rniste” aux deux nouveaux ministres entrés au gouvernement sous l’étiquette du parti. Ensuite, ils ont prévu d’organiser un sit-in des membres du groupe devant le siège du parti pour protester contre le choix de Osman. Rappelons que le groupe du RNI compte près de 44 députés. Autre décision, l’envoi de pétitions à la direction du parti qui n’a pas respecté les coutumes en cas de remaniement. Enfin, et c’est le plus important, les députés demandent le retrait de la confiance du bureau exécutif et la convocation d’un congrès national extraordinaire en toute urgence. De l’avis de plusieurs cadres du parti, Ahmed Osman est aujourd’hui en mauvaise posture. Le président ne s’attendait pas à l’ampleur de ce mécontentement. Il avait certainement prévu des contestations isolées, nées de la cooptation de deux ministres technocrates entrés au gouvernement sous l’étiquette du RNI. Sans plus. Comme il ne s’attendait pas à cette avalanche de critiques ni à cette montée au créneau du groupe parlementaire. Il est incontestable que ce mouvement de protestation vise directement le président qui est à la tête du parti depuis plus d’un quart de siècle. On lui reproche ses choix d’hier et d’aujourd’hui. En proposant des ministres incompétents, proches de lui, il a alimenté l’idée qui consiste à dire que le RNI n’a pas de cadres performants. En fait, ce sont les barons du parti qui ont toujours marginalisé ces compétences.Qu’importe, la question qui se pose maintenant est celle de savoir comment ces parlementaires vont gérer la prochaine étape? Il est difficile de croire que leur sortie pourrait provoquer une crise politique qui ferait tomber le gouvernement Jettou II. Un responsable du parti minimise l’affaire et parle de tempête dans un verre d’eau. Pour lui, la situation se tassera et déjà certains députés ont commencé à prendre leurs distances avec les mutins, souvent des anciens ministres et ceux qui veulent le devenir.-A la tête du RNI depuis plus d’un quart de siècle, Ahmed Osman ne s’attendait certainement pas à un mécontentement de cette ampleur-Mohamed CHAOUI

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