×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique

Elections européennes
Des Maghrébins candidats et… certainement élus

Par L'Economiste | Edition N°:1788 Le 11/06/2004 | Partager

. Pour la première fois, la France devrait envoyer quatre Maghrébins pour la représenter au Parlement. Une liste «Euro-Palestine»: Le sujet s’invite dans la campagne. L’adhésion turque fait un objet de débatPour la première fois dans son histoire, la France devrait envoyer à Strasbourg quatre députés d’origine maghrébine, trois étant de gauche et une de droite: Kader Arif (PS), Tokia Saïfi (UMP), Hamida Ben Sadia (PC) et Alima Thierry-Boumediane (Verts et que les lecteurs de L’Economiste connaissent, www.leconomiste.com). Leur arrivée au Parlement est en principe acquise car ils sont bien placés ou tête de liste.Le vote maghrébin va-t-il se reporter sur eux? La liste «Euro-Palestine» vient perturber le spectacle, et Alima Thierry-Boumediane est la première candidate à réagir en présentant son bilan de lutte pour les droits du peuple palestinien et en stigmatisant la liste Euro-Palestine qui, selon elle, ne servira pas la cause palestinienne. Les candidats de cette liste sont d’un autre avis puisqu’ils déclarent avoir le soutien de la plupart des associations qui militent pour la cause palestinienne et pensent que la médiatisation de cette campagne autour de la question palestinienne suffirait au succès de cette liste. 50% des Européens sont en effet intéressés par le conflit israélo-palestinien. Cependant, leur action vise bien plus les jeunes de quartiers populaires où réside une forte population ayant de l’affinité pour les Palestiniens. Ainsi, «même si vous n’êtes pas autorisés à voter faute de nationalité européenne, vous pouvez inciter vos enfants et votre entourage à voter pour la liste qui défend le peuple palestinien», déclare Christophe Oberlin dans un meeting de la liste à la Courneuve (93, le fameux «neuf-trois» de tous les dangers d’extrémismes dans la banlieue parisienne). Un universitaire souhaite pour sa part que cette liste soit le début d’une réflexion et d’une nouvelle définition des termes utilisés pour désigner les événements que connaît la Palestine, à l’instar de la bande de Gaza qui fait référence dans l’imaginaire français aux bandes de la banlieue et à la mafia. Quant à Tokia Saifi, c’est la seule de ces députés à être membre du gouvernement actuel, mais qu’elle s’apprête à quitter après les élections européennes. Elle ne veut pas, en effet, se confiner à ses origines, malgré le fait qu’elle ait été nommée au gouvernement pour ses évidentes origines immigrée, événement qui, au passage, coïncidait avec le sursaut républicain du 5 mai 2002. Kader Arif se défend quant à lui d’être «l’Arabe de service»: «J’ai 20 ans d’activités politiques, je dirige une fédération socialiste». «On ne veut pas que le citoyen connaisse l’Europe. Le gouvernement et les grands partis ont étouffé les débats», nous déclare la deuxième de liste (PC), Hamida Bensadia. A cet égard, la question de l’immigration a été remplacée par l’adhésion de la Turquie, à travers laquelle est soulevée la question de l’islam. «Ne pas accepter l’adhésion de la Turquie pour des raisons de tradition religieuse, c’est ne pas m’accepter comme citoyenne européenne de culture musulmane», ajoute Hamida Ben Sadia. «Nous, nous pouvons construire une Europe juste si on ne prend pas en considération l’immigration». Tokia Saïfi, tête de liste dans le nord-ouest et secrétaire d’Etat au Développement durable, poste qu’elle laissera certainement après les élections, se cache derrière les positions prises par l’UMP, qui a «clairement affirmé que la Turquie n’a pas vocation à intégrer l’Union européenne. Nous sommes favorables à des accords de coopération avec la Turquie comme avec l’ensemble des pays du bassin méditerranéen. Parallèlement, reste la question jusque-là sous-estimée des limites géographiques de l’Union. Le temps est venu pour les responsables politiques nationaux et européens de débattre du sens, de la dimension géographique, et du projet de l’Europe politique». Mentionnons que Tokia Saïfi, lors de sa campagne, s’est efforcée de se montrer préoccupée par le projet européen et non par sa communauté d’origine, ce qui lui a valu de nombreuses critiques au sein de cette population. H. G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc