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Economie

Plasma contaminé: Qui croire?

Par L'Economiste | Edition N°:1864 Le 29/09/2004 | Partager

. Les autorités britanniques confirment l’entrée au pays de ces produits entre 1990 et 1997. Le ministère de la Santé dit n’avoir aucune trace d’importationNouveaux rebondissements dans l’affaire du plasma contaminé. L’ambassade britannique à Rabat a confirmé à L’Economiste l’entrée au Maroc d’échantillons de plasma entre 1990 et 1997. Ceux-là mêmes qui pourraient être incriminés car les symptômes de la maladie apparaissent entre 1 et 10 ans (cf. notre édition du 28 septembre 2004, www.leconomiste.com). L’ambassade de la Grande-Bretagne tient elle-même ces informations du ministère de la Santé britannique. Ce dernier souligne que l’avertissement envoyé aux autorités marocaines n’est qu’une mesure préventive, voulant rassurer l’opinion publique. Car le nombre des personnes concernées qui auraient reçu des produits issus des échantillons de plasma contaminé est réduit. “Nous continuerons à travailler étroitement avec les autorités marocaines sur ce sujet”, a indiqué l’ambassade de Grande-Bretagne. En revanche, le ministère de la Santé au Maroc campe sur sa position et nie toute importation de produits sanguins en provenance de la Grande-Bretagne. Il a publié hier un communiqué de presse dans lequel il déclare que les investigations menées par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et par tous les autres services de santé n’ont enregistré aucune opération de ce genre. Et d’ajouter que le CNTS, qui délivre des autorisations et effectue les contrôles, n’a reçu “à ce jour” aucune demande d’importation concernant ces produits. Aucune date n’est cependant avancée.Contactés par L’Economiste, des responsables marocains étaient curieusement injoignables. Ceux de l’Institut Pasteur et de la division du Contrôle des médicaments au ministère de la Santé étaient en mission à l’étranger. Pour sa part, le Pr Noufissa Benchemsi a tenu préciser que “cela n’était pas sérieux de la part des Britanniques d’avancer des arguments sans fondement”. “Et puisqu’ils ont un système de traçabilité, ils doivent nous fournir le type de produit importé, la date d’importation et l’organisme qui s’est chargé de cette opération”, a-t-elle ajouté. Devant cet écheveau qui semble inextricable, une interrogation: Si le plasma est bel et bien rentré au Maroc, à quelle fin a-t-il été utilisé? Et qui l’a importé?Est-ce le début d’un nouveau scandale? Une chose est sûre d’après les autorités britanniques, les produits sanguins à risque sont entrés au territoire. Mais le nom de l’importateur et l’usage qu’il en a fait restent un mystère même pour le ministère de la Santé qui normalement doit contrôler les entrées et sorties de ces produits. A noter que les autorités turques ont été également informées lundi 27 septembre par le Royaume-Uni de l’exportation vers leur pays de produits sanguins risquant d’être contaminés par le prion responsable de la forme humaine de la maladie de la vache folle. C’est ce qu’a annoncé le ministère turc de la Santé, cité par l’agence Anatolie.Selon les informations fournies par l’ambassade du Royaume-Uni à Ankara, 1.903 échantillons de Replenine-VF 500 et 840 échantillons de Vigam-S 5g résultant de dons de sang effectués par neuf personnes décédées suite à cette maladie ont été exportés de ce pays vers la Turquie, a précisé le ministère dans un communiqué. Jusqu’à présent, aucune mort liée à la maladie de la vache folle n’a cependant été enregistrée en Turquie, selon l’agence de presse Anatolie.


Incubation

La maladie de Creutzfeldt-Jacob est la forme humaine de la maladie de la vache folle. L’agent infectieux serait une protéine appelée prion (proteinaceous infectious particle). Cet agent aurait la propriété de transformer les protéines saines en protéines tueuses. Il se passe un an entre les premières manifestations de la maladie et la mort (inévitable). Cependant, la période d’incubation de la maladie est très longue. Cette période peut aller de plusieurs mois à une dizaine d’années. Les symptômes sont l’insomnie, la dépression, les désordres comportementaux, les problèmes de coordination de langage et de la mémoire, etc. Il est très difficile de diagnostiquer la maladie (pas de fièvre, pas de manifestation spécifique), la démence étant commune avec d’autres maladies. Nadia DREF

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