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Economie

La fusion Wafa/Axa n’aura pas lieu

Par L'Economiste | Edition N°:1864 Le 29/09/2004 | Partager

. Les 49% d’ONA dans Axa sont un placement financier qui sera cédé à l’avenir. Le groupe veut développer une compagnie de bancassurance . La BCP a été approchée pour la reprise de cette participationAxa Assurance Maroc fait plus que jamais figure de proie, alors que Nourredine Omary, PDG du Groupe Banques Populaires, et Bassim Jaï Hokimi, PDG des holdings ONA et SNI, auraient eu des discussions et des échanges de propositions, via le ministère des Finances. Lundi encore, lors de la présentation des résultats de son groupe, Hokimi a bien voulu préciser que «la participation dans Axa, quelque 49% du capital, n’est que financière; à long terme, nous pourrons la garder comme nous en séparer au profit d’une autre opportunité». Le président du premier groupe privé du pays note également que «Axa reste une exception dans l’architecture de sa mosaïque de filiales, elle n’est pas suivie et contrôlée comme le reste des participations; en ce sens que c’est le management d’Axa France qui en assure la gestion et le développement opérationnels». Et les équipes de l’ONA ne s’immiscent guère dans le management, sauf bien sûr pour les aspects du ressort du conseil d’administration.Cela rejoint ce que le PDG d’Axa Assurance Maroc, Daniel Antunès, avait déclaré récemment à ses collaborateurs, lors du dernier comité de management du mois de septembre: «La fusion avec Wafa Assurance n’aura pas lieu, puisque nous avons un pacte d’actionnaires qui nous protège de cette option pour les quatre années à venir». Il s’agit peut-être d’un nouveau pacte d’actionnaires, qui devait être signé récemment, puisque celui conclu du temps de Mourad Chérif, l’ex-patron de l’ONA, ne prévoyait pas cette disposition. De son côté, Hokimi reconnaît l’existence de ce pacte. Sur quoi porte-t-il et quand a-t-il été signé? Tout ce qu’il est possible d’en conclure, c’est qu’il protège les intérêts d’Axa et écarte l’éventualité de sa fusion avec Wafa Assurance. Concernant l’éventualité d’une reprise de la participation d’Axa Maroc par la BCP, Hokimi souligne que «toutes les éventualités restent ouvertes, et qu’il recherche les meilleurs rendements pour ces actifs de placement». Même son de cloche du côté de Henri de Castres, PDG d’Axa France, qui lors d’une rencontre avec les directeurs financiers du groupe, a confirmé qu’il reste au Maroc tant que ses actifs sont rentables. «Et ils le sont largement», selon les observateurs, puisque Axa France devrait rapatrier cette année plus d’un milliard de DH au titre de la distribution d’un dividende exceptionnel. Mais de quelle rentabilité peut-il encore s’agir? surtout si elle découle de la réduction des fonds propres et non pas de l’exploitation. Les deux actionnaires parlent en effet de fonds propres surdimensionnés par rapport aux activités. Les collaborateurs ont également interpellé le PDG d’Axa Maroc à propos de cette éventualité du rachat d’Axa par la BCP. Ce à quoi il répond que toutes les options restent ouvertes et qu’il ne pourrait en dire plus pour le moment. En attendant, les échanges entre Axa, ONA, BCP et le ministère des Finances se poursuivent; Fathallah Oualalou, l’argentier du Royaume, se penche sur le dossier. L’autorité de tutelle souhaiterait en fait un rapprochement entre Wafa et Axa, un projet qui bénéficie au développement du marché. C’est également une opportunité sérieuse pour la BCP, si cela vient à se concrétiser. La banque s’est en effet vu refuser à plusieurs reprises sa demande d’agrément de compagnie d’assurances par les autorités de tutelle. La vieille institution, qui vient de s’introduire en bourse, a alors cherché à reprendre une enseigne existante. En vain. Même son projet avec la CNIA n’a pas abouti en raison de divergences sur le prix de l’acquisition. Le groupe ARIG a demandé un montant trop élevé par rapport au marché.Omary, pour sa part, ne dit pas non pour la reprise de la participation de l’ONA dans Axa, mais aurait exigé le contrôle. Sinon, il pourrait se retrouver dans le schéma actuel de partenariat entre l’ONA et Axa. Un projet qui ne saurait être créateur de valeur pour la Banque Populaire. La vision stratégique de Hokimi pour Wafa Assurance et Axa Maroc capitalise sur leur positionnement: «Nous n’avons pas actuellement l’intention de créer une compagnie d’assurances universelle, mais une institution qui soit fortement intégrée aux activités de la banque et bien positionnée dans la bancassurance». Son choix se porte sur Wafa Assurance.L’ONA souhaite ainsi développer toutes les synergies qui s’offrent entre Attijariwafa Bank et Wafa Assurance. Khalid Oudghiri, PDG d’Attijariwafa bank, l’a plusieurs fois répété dès le rachat du groupe Kettani: «Nous allons développer et transférer notre business en bancassurance vers Wafa». «Une décision qui touchera à terme environ 12% du chiffre d’affaires actuel d’Axa, soit quelque 300 millions de DH», a déclaré à L’Economiste Daniel Antunès le 23 février 2004. Il est probable aussi qu’Axa perde également les contrats d’assurances avec l’ONA et ses filiales, qui jusque-là s’y assuraient automatiquement. Hokimi souligne que ses filiales peuvent désormais s’assurer auprès du moins offrant. Globalement, les observateurs estiment la perte en chiffre d’affaires d’Axa à quelque 800 millions de DH, entre ses activités de gestion de la part salariale de la CIMR, les contrats d’assurance du groupe ONA et la bancassurance avec BCM. Un fait nouveau pour Axa, puisque son président avait déclaré à L’Economiste, le 23 février dernier, que «le seul transfert de contrats évoqué par Oudghiri concerne les contrats de bancassurance avec BCM; le partenariat continue de fonctionner normalement concernant le portefeuille du groupe ONA dans le cadre des affaires avec Agma Lahlou-Tazi».


Les interrogations de Hokimi

Le PDG d’ONA s’inscrit sur sa vision d’Axa, en porte-à-faux avec ses ambitions déclarées de développement de grands groupes nationaux. «Notre stratégie consiste au développement de champions nationaux, capables de rayonner à l’international», répète-t-il depuis plus d’une année. Y aurait-il donc une opportunité plus sérieuse dans le pôle assurances du groupe ONA que la fusion d’Axa Assurance et Wafa Assurance? se demande le marché. Ne serait-ce en fait que pour faire face à l’émergence d’un groupe massif comme Wataniya-RMA. Bouchaïb EL YAFI

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