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Affaires

Laâyoune, laboratoire pour l’application de la charte de l’éducation nationale
DNES Mustapha BENTAK

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Habib El Malki en tournée dans les provinces du Sud, veut mieux appréhender les attentes de la région. Une académie moderne en projetHabib El Malki qui effectue une tournée dans les provinces du sud, veut faire de la ville de Laâyoune un exemple à suivre en matière de régionalisation. Le projet figure en tout cas parmi les grandes lignes de la réforme de l’Education nationale. Un chantier qui vise à ériger les académies en départements dotés de l’autonomie financière et capables de concevoir des programmes selon la spécificité de chaque région. Laâyoune devrait servir de laboratoire pour la mise en application des dispositions de la charte de l’Education nationale. La ville a d’ailleurs abrité la deuxième session des travaux des académies. El Malki n’a pas omis d’évoquer à cette occasion la symbolique du lieu. «En moins de 25 ans, la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Lhamra est devenue un pôle important et un pilier de l’économie nationale». Le taux d’urbanisation dans la région dépasse les 80%. Pourtant, comme l’invoque ce député de la ville, «le rythme des réalisations des projets de l’éducation: écoles, collèges et lycées, reste en dessous des besoins». La réforme du système éducatif, qui entame sa quatrième année, s’appuie sur quatre principaux piliers. Généralisation de la scolarité, élargissement des cycles scientifiques, qualité et consécration de la décentralisation dans la gestion de la chose éducative. Pour El Malki les progrès de la réforme sont beaucoup plus perceptibles dans les régions du Sud. L’objectif à moyen terme est de capitaliser ce succès pour le généraliser à d’autres régions du pays. Le ministère y a mis en place les nouvelles structures à même de permettre aux académies d’exercer leurs nouvelles prérogatives. Le ministre parle d’une nouvelle génération de directeurs d’académies ayant une crédibilité scientifique. «Le ministère n’est pas directement intervenu dans leur affectation». Pour que la réforme soit plus palpable, une nouvelle académie régionale plus moderne et mieux dotée en logistique sera construite dans les meilleurs délais. Par ailleurs, le ministre a annoncé la construction d’une nouvelle école primaire dans un des quartiers d’Al Aouda. La région sera aussi dotée d’un lycée d’enseignement technique et d’un centre régional de formation. Les BTS bénéficieront pour leur part d’autres disciplines comme le froid-climatisation et maçonnerie, deux filières très demandées compte-tenu des spécificités de la région. «Les travaux seront lancés avant la fin de l’année 2004. Le budget global de ces projets est estimé à 34 millions de dirhams dont 16 millions de DH pour le lycée technique.


Doléances

S’attaquer aux problèmes pléthoriques de l’Education n’est pas une mince affaire. Au cours d’une rencontre, lundi, avec les représentants du ministère, les doléances étaient nombreuses. Ainsi, les représentants des associations de parents d’élèves dénoncent la lourdeur dans la désignation des bureaux. Ceux de l’enseignement privé revendiquent les mêmes incitations que pour le public, en plus d’une amnistie fiscale. Le président du Conseil religieux de la région demande pour sa part l’augmentation du coefficient de l’éducation islamique.


Surcharge

Certes, dans son allocution, le ministre s’est félicité du taux de scolarité dans la région qui a atteint 99% pour la tranche d’âge 6-11 ans. Mais une enseignante s’interroge sur les conditions d’apprentissage et de travail qui restent particulièrement affectés par le manque d’écoles. La province de Boujdour, par exemple dispose d’un seul collège et curieusement de deux lycées. «Nous avons besoin d’un nouveau collège pour alléger le premier». Par ailleurs, selon une représentante des enseignants, le problème de surcharge s’est particulièrement exacerbé au titre de la rentrée 2003-2004.

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