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Tanger: Triste fin pour la société Sadelco

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Cette entreprise de textile en proie à d’énormes déboires financiers. Lancement imminent d’une procédure de saisie conservatoire . Le patron introuvable et laisse de grosses ardoises auprès de ses créanciersSadelco, l’un des fleurons de l’industrie textile de la ville, semble être sur le bord de la faillite. Ses employés, pour la plupart des femmes, occupent depuis quelques semaines les locaux de l’usine. Ils craignent le pire. Ils n’ont pas reçu leurs salaires au titre des deux derniers mois. Après s’être réuni avec les autorités, un début d’accord a été trouvé avec les représentants des salariés. Ce qui devrait permettre de débloquer partiellement la situation. «Une saisie conservatoire devrait être lancée dans les prochains jours afin de garantir les droits des employés», affirme Redouan Bouayach, délégué de l’emploi à Tanger. Cette solution ne permet pas de régler le problème mais évite aux employés de devoir rester là à bivouaquer, selon un salarié. Ce qui compte pour ces derniers c’est de récupérer leur dû. La direction de l’entreprise, d’après l’un des employés, leur aurait versé un acompte de 500 DH lors de la dernière semaine du Ramadan et ce pour assurer une commande urgente, tout en promettant de les payer dès que la commande serait partie. Il n’en fut rien. A l’usine, les locaux administratifs semblent déserts. Malgré plusieurs essais, les responsables de l’Entreprise sont restés injoignables. Selon nos informations, Sadelco serait redevable de près de 9 millions de DH à la CNSS, une ardoise qui s’est accrue au cours des dernières années. Les employés recevaient leurs bulletins de salaire mais aucun versement n’était effectué. Selon un responsable de la CNSS qui parle sous le couvert de l’anonymat, l’entreprise n’a pas été trop inquiétée, et ce en raison des problèmes que connaît le secteur, «une pratique habituelle avec les entreprises textiles». Certaines profiteraient de cette situation et «oublieraient» de cotiser à la Caisse. La CNSS n’est pas la seule à vouloir récupérer ses dettes. Sadelco serait débitrice auprès de plusieurs banques de la place. La plus grosse ardoise semble être celle de la BMCI, qui serait évaluée entre 4 à 5 millions de DH. La filiale de BNP-Paribas a en réalité repris un découvert que Sadelco détenait auprès d’ABN AMRO (celle-ci a été rachetée par la BMCI). Aujourd’hui c’est le nom de Robert Bertrand, patron de la société, qui est associé aux difficultés de Sadelco. Ce dernier l’aurait racheté pour un dirham symbolique il y a quelques années au groupe belge Delfos, alors en liquidation judiciaire. Bertrand, de nationalité belge, aurait rassuré ses créditeurs, en promettant de redresser la barre. Deux années après, Bertrand, selon des sources proches de l’entreprise, aurait laissé d’importantes ardoises. Au dire de ses employés, il aurait pris la fuite en début novembre et se trouverait actuellement quelque part dans une clinique belge. A noter que Bertrand avait toute la confiance de ses créditeurs. Il était un membre important dans le tissu associatif de la ville et occupait depuis juin dernier le poste de gouverneur du Lions Club du Maroc, après avoir occupé le poste de responsable du protocole dans ladite association. Mais pour des observateurs, l’associatif aurait accaparé une grande part de son temps, et c’est l’entreprise qui en a fait les frais. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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