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Economie

L’instruction des femmes réduit la mortalité infantile

Par L'Economiste | Edition N°:1663 Le 16/12/2003 | Partager

. Chaque année, l’alphabétisation fait reculer ce taux de 5 à 10%. Conclusions du rapport de l’Unicef sur la situation des enfants dans le mondePour pallier la mortalité infantile, l’instruction des femmes paraît incontournable. Le dernier rapport de l’Unicef sur “la situation des enfants dans le monde en 2004” est axé sur l’éducation des filles, qui reste la problématique majeure dans plusieurs pays. Pour rappel, depuis une année, l’Unicef a lancé une campagne d’éducation des filles “25 d’ici à 2005”. Objectif, accélérer les efforts de sensibilisation pour éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire.Selon les conclusions du rapport, l’éducation des filles est le thème le plus pressant de tous les objectifs du millénaire puisque sa réalisation est prévue pour 2005. Soit un deadline de 10 ans plutôt que les autres, qui eux sont prévus pour 2015. L’une des principales missions qui ressort du dernier rapport “permettra d’apprécier la valeur de l’engagement pris par la communauté internationale afin de vaincre la pauvreté”. Une condition sine qua non de laquelle dépend l’exécution des différents autres objectifs. Le rapport relève également les raisons et les différents blocages qui entravent ce processus. Parmi eux, l’inégalité des sexes.Pour combler cette lacune, des mesures ont été prises en faveur de la parité dans les programmes pédagogiques. Selon le rapport, “l’éducation universelle a été longtemps considérée comme un luxe plutôt que comme un droit fondamental auprès de nombreux pays. Ce qui a des retombées sur les résultats économiques de ces derniers.Pour l’Unicef, “ce sont non seulement les filles qui pâtissent directement de leur non-scolarisation mais surtout leur entourage, leurs familles et leur patrie. Elles risquent davantage que les garçons de contracter le sida et être victimes d’exploitations sexuelles.A cet effet, il a été constaté que l’éducation permet aux filles “non seulement de s’instruire et de mieux prendre conscience de leur potentiel, mais aussi de mieux se protéger contre la violence et la maladie”. En termes de bilan, il a été déduit que l’éducation ouvre plusieurs perspectives et un large éventail d’opportunités à la future maman. Et ce dans la mesure de “la consolidation du développement économique”. Ainsi, il a été démontré que “la progression du taux d’inscription des filles dans les écoles primaires fait augmenter le produit intérieur brut par habitant”. Les pays qui ne parviennent pas à réaliser la parité des femmes et des hommes en ce domaine augmentent le coût de leur effort de développement et subissent une diminution du revenu de leurs habitants.Ensuite, les enfants d’une mère scolarisée ont beaucoup plus de chance d’accéder eux-mêmes à l’éducation. Par ricochet, ils profiteront mieux des avantages de leur instruction. D’ailleurs, il a été prouvé que ces enfants sont aussi mieux nourris, ce qui leur garantit une meilleure santé. Selon le rapport, “chaque année d’instruction maternelle réduit de 5 à 10% le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans”. C’est dire qu’au-delà des arguments sur le plan social et amélioration des conditions de vie, l’éducation est devenue une action vitale. Enfin, les femmes scolarisées sont plus prédisposées à accéder aux services de santé.Lorsque 1.000 femmes bénéficient d’une année de scolarité supplémentaire, elles évitent, selon les estimations, 2 décès maternels. L’impact donc de l’éducation pour les femmes se répercute “au-delà du cadre de la salle de classe”, puisqu’il a un impact sur la plupart des aspects de la vie.Le challenge est clair. Les pays où la disparité entre les sexes est encore prononcée doivent redoubler d’effort pour atteindre l’objectif de l’égalité en 2005.Houda BENBOUYA

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