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Informel: L’administration des Douanes ne lâche pas prise

Par L'Economiste | Edition N°:1819 Le 26/07/2004 | Partager

. L’opération s’est poursuivie vendredi dernier dans le quartier de Derb Omar “Il ne s’agit nullement d’une opération éclair, mais plutôt du démarrage de la campagne de lutte contre la contrebande”. Pour les responsables de l’Association marocaine des industries du textile-habillement (Amith), l’opération commando initiée par l’administration des Douanes jeudi 22 juillet (cf. www.leconomiste.com), doit s’effectuer de façon continue pour une plus grande efficacité. D’ailleurs, Mustapha Sajid, vice-président de cette association, souligne que les contrôles se sont poursuivis dans le quartier commerçant de Casablanca Derb Omar le lendemain, 23 juillet. Cette opération intervient un mois après la promesse du gouvernement de lutter contre l’économie informelle qui ronge le Maroc. En effet, une enquête nationale réalisée en 1999-2000 sur l’informel démontre l’ampleur de ce fléau. Bien que dépassés, les chiffres de cette étude restent alarmants, ce secteur participant à hauteur de 20% dans l’emploi total du Maroc. Le nombre d’unités de production qui évoluent en marge de la légalité s’élevait alors à 1,2 million de sociétés. De plus, la participation de l’informel dans la production nationale était d’environ 94 milliards de DH; elle constituait 15% de l’offre nationale et représentait 17% du PIB. “Actuellement, ces chiffres sont à multiplier au moins par deux”, estiment les experts. Sur le terrain, les brigades douanières ont entrepris dès jeudi, des saisies de marchandise de certains commerçants en leur demandant de fournir les factures qui y correspondent. “Les contrôleurs ont même saisi des marchandises dans certains magasins chinois”, fait observer Sajid. Et d’ajouter: “Des commerçants ont même baissé leur rideau lorsqu’ils ont vu leurs confrères se faire contrôler”. Selon le code des douanes, les commerçants disposent d’un délai de 48 heures pour apporter la preuve du passage légal de la marchandise importée par les services douaniers. “Etant donné que l’opération a commencé jeudi, les premiers interpellés ont jusqu’à lundi pour présenter les justificatifs. Il faudra attendre ce jour pour connaître les premiers fraudeurs”, explique-t-on auprès de l’Amith. Il convient de signaler par ailleurs que les justificatifs peuvent être constitués de factures, de quittances fiscales pour la TVA, de virements bancaires pour les paiements… Fort appréciée par les professionnels, cette première opération de lutte contre l’informel devrait néanmoins, selon ces mêmes professionnels, se généraliser et rapidement à d’autres secteurs et dans d’autres hauts lieux de la contrebande. Pour n’en citer que quelques-uns: Derb Ghallef, El Korea à Casablanca, Souk El Bahja à Marrakech ou encore les marchés dans le nord du Royaume (Fnideq et les deux enclaves espagnoles sur le territoire marocain Ceuta et Melilla). Il convient de rappeler que les articles contrefaits, qui plaisent au consommateur marocain encore friand des produits étrangers, affluent sur le territoire national de différentes destinations, dont l’Asie via Dubaï, mais aussi des pays de l’Europe de l’Est. Outre la contrefaçon, le dumping et la contrebande, ces articles bravent toutes les normes sécuritaires et représentent un terrible danger pour la santé. Naoufal BELGHAZI

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