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Casablanca: Les habitants d’Al Wiam s’insurgent contre l’Erac-centre

Par L'Economiste | Edition N°:1811 Le 14/07/2004 | Partager

. La destruction d’une partie du mur de clôture, à l’origine du conflit. C’est pour permettre à un promoteur de réaliser son projet «Notre résidence Al Wiam n’en est plus une. On a détruit une partie du mur qui lui servait de clôture. En dépit de nos réclamations auprès de toutes les administrations, ministères, commune, préfecture, nos doléances sont restées lettre morte», se plaignent les habitants de cette résidence située au Boulevard Oum Rabiî, à El Oulfa. Ils accusent l’Erac-centre d’être responsable de cette brèche dans le mur de clôture qui met l’espace privé de la résidence en danger.Sur cette partie détruite de l’enceinte (d’une longueur de près de 30 m), un projet a déjà pris forme sur une superficie de 400 m2. Il s’agit de la construction d’un complexe constitué d’un four, hammam, laiteries et salle de sport. «Le propriétaire a reçu l’autorisation pour la réalisation de son projet sur la totalité du terrain à 4 façades, sans façade aveugle, vis-à-vis des voisins, ce qui constitue une entorse au code foncier», explique le président du syndic. Et d’ajouter: «Le paradoxe, c’est que l’Erac a octroyé au promoteur le titre foncier alors que près de la moitié des résidents n’en dispose pas encore et ce depuis 1994». Les habitants ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont intenté un procès devant le tribunal administratif. Celui-ci a rejeté le recours et s’est déclaré incompétent. En première instance, l’affaire a été jugée en faveur du promoteur sur la base d’un document qui lui a été délivré par l’Erac. Dans ce document, l’établissement informe que «le terrain à usage d’équipement four, hammam et salle de sport a été entouré par un mur de clôture de tous les côtés et ce afin d’éviter son utilisation en tant que décharge publique». Ce que conteste vivement les résidents et considèrent comme «un tour que leur a joué l’établissement». Et pour preuve, ils citent la réunion de mise au point tenu au siège de l’Erac en avril 1995. Y étaient présents le directeur de l’établissement, le représentant de la commune Hay Hassani et le président du syndic. Au terme de cette réunion, l’Erac s’est engagé «à mettre en place une enceinte qui servira de clôture à toute la résidence et à construire également un local pour le syndic». Des promesses sans lendemain. «Désormais, ce sera l’insécurité pour nos biens et pour nos enfants. Tout oisif pourrait se permettre d’accéder à l’enceinte de la résidence de jour comme de nuit», note un membre du syndic. En fait, les habitants d’Al Wiam ne cachent pas leur détresse. Ils ont trop investi dans l’embellissement de leur résidence: aménagement des espaces verts, éclairage des parties indivises, réparation des défaillances de la construction (menuiserie aluminium et bois, électricité, plomberie…). Mais ils craignent que toute cette mise à niveau ne tombe à l’eau tant que leur résidence est ouverte à des non-résidents. «L’Erac nous a promis à travers la publicité qu’il a faite du projet et les prospectus qu’il nous a distribué un logement de haut standing avec toutes les dépendances nécessaires mais rien de cela n’est vrai», affirme le président du syndic. Les habitants pensent qu’ils ont été induits en erreur par l’établissement. «L’Erac n’a tenu aucun de ses engagements: rétrocession des parties indivises aux copropriétaires, réaménagement de l’espace jardin, équipements collectifs (garderie, crèche…). Du côté de l’Erac-centre on assure que “le mur a été construit (en 1992) à la demande des habitants pour séparer Al Wiam des autres tranches en cours de construction”. “La séparation n’existe pas sur les plans approuvés par les autorités compétentes”, souligne un responsable à l’Erac. Ali JAFRY

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