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Bâle II, questions-réponses

Par L'Economiste | Edition N°:1811 Le 14/07/2004 | Partager

. L’accord est étendu aux risques opérationnels. Les nouvelles exigences permettront une meilleure gestion et couverture des risquesPourquoi les accords de Bâle II? Quels en sont les fondements et qu’apporteront-ils aux banques? Comment les établissements marocains s’y préparent-ils? A l’occasion de la publication de l’accord définitif de Bâle II, Polyfinance, en collaboration avec l’Institut des auditeurs internes, a organisé, le 9 juillet, un débat pour en présenter les principaux éléments. Les conférenciers Ameur Attioui, directeur du Contrôle interne de Wafabank, et Abdellatif Delhi, directeur Audit et Inspection générale de Wafasalaf, sont venus exposer en détail les contraintes et les opportunités que pose Bâle II pour les banques. Globalement, le nouvel accord de Bâle, destiné à remplacer celui de 1988, impose de nouvelles pratiques de gestion des risques en fixant des exigences minimales de fonds propres, en fonction des risques de crédit, de marché et opérationnels des banques présentes à l’international. Dans le détail, l’accord de Bâle comporte trois piliers, dont le premier couvre les exigences minimales en fonds propres et la prise en compte du risque opérationnel, tandis que le deuxième fixe les normes du contrôle prudentiel et de surveillance et le troisième impose une discipline de marché par des devoirs d’information financière plus étendus en direction du marché et des actionnaires.Selon Attioui, «cet accord est une réponse à la dérégulation très poussée des économies avec tout ce que cela implique pour les banques: internationalisation des opérations, concurrence, sophistication de l’offre des produits et services, adoption des NTI dans les activités, contraction des marges et concentration des banques». Et d’ajouter que «Bâle II comporte de nombreux avantages, notamment en permettant une allocation plus fine des capitaux et une meilleure prise en compte des risques dans la détermination des conditions de crédit». Ces nouvelles règles devraient être prises en compte par les banques dans leurs activités dès la fin de l’année 2006. Bank Al-Maghrib en imposera le respect total et inconditionnel deux années plus tard. La nouvelle réglementation implique pour les banques la refonte des process, l’amélioration des systèmes d’information, la mise en place de nouvelles méthodes de gestion et l’organisation des traitements des opérations. Comme elle implique l’organisation des bases de données, des reportings et le développement d’outils de notation interne. «La nécessité d’un changement à la fois au niveau des technologies, l’organisation et processus des banques est clairement définie», note pour sa part Delhi. Ce dernier souligne que «l’introduction des principes de gestion des risques financiers et opérationnels et leur prise en compte dans les activités vont donner lieu à une concurrence accrue dans les activités traditionnelles des banques, à un mouvement de concentration de plus en plus poussée dans la banque de corporate et à une approche plus sélective du risque crédit sur les différents marchés». Attioui estime en fait que «la prise en compte de Bâle II dans les métiers des banques marocaines modifiera sensiblement leurs activités puisque cet accord permettra une meilleure allocation des capitaux et une meilleure appréciation du risque dans la détermination des conditions de crédit.Bouchaïb EL YAFI

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