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Discorde sur la population à couvrir

Par L'Economiste | Edition N°:1919 Le 17/12/2004 | Partager

. La CNSS pose la condition d’un revenu supérieur ou égal au Smig . Syndicats et patronat exigent le paiement d’une cotisation minimale Les réunions de la commission technique sur la couverture médicale généralisée se poursuivent. La dernière en date est celle tenue mercredi 15 décembre à Rabat. Celle-ci n’a pas abouti à des résultats concrets, faute d’accord minimal sur la population à couvrir. La CNSS pose la condition d’un revenu mensuel supérieur ou égal au Smig. Ce qui exclut d’office 40% des salariés déclarés dans le régime général. L’équilibre financier étant primordial surtout que les prestations fournies par la CNSS sont assises sur le salaire. Mais syndicats et patronat ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, l’enjeu social l’emporte sur l’enjeu financier. Le patronat veut éviter toute tension au sein de l’entreprise et défend l’idée d’une cotisation minimale au profit des salariés qui ne touchent pas le Smig. Elle serait égale à celle des “smigards”. C’est le cas aussi de la Confédération démocratique du travail. “La cotisation minimale pose problème pour l’équilibre de la CNSS. Mais nous ne pouvons accepter que des salariés soient exclus de la couverture médicale”, déclare Abdelmaksoud Rachdi, responsable à la CDT. Il ajoute que “la CNSS craint que cette disposition ne favorise la sous-déclaration”. Même son de cloche à l’UMT: “Il faut trouver une solution puisqu’il s’agit d’un problème qui touche un principe fondamental, la solidarité”, explique un cadre du syndicat. Plusieurs options peuvent être étudiées dont celle d’une cotisation minimale. Pour une fois, le syndicat fait cause commune avec la CGEM. L’Etat devrait mettre la main à la poche pour faire démarrer le régime. Et par la suite l’Agence de régulation pourrait assurer l’équilibre du système, suggère-t-on à l’UMT. . Jouer la solidaritéLa position de l’UGTM rejoint celle des autres syndicats. “Tout le monde doit bénéficier de la couverture médicale. Il faut faire jouer la solidarité”, estime son secrétaire général, Abderrazak Afilal. Du côté de la Fédération démocratique du travail, on est pour un démarrage progressif de cette couverture. “Il faut d’abord que le système démarre. Nous pouvons accorder un délai d’une année à l’Agence de l’assurance maladie pour qu’elle trouve une solution pour les salariés dont la rémunération est inférieure au Smig. De même que pour les soins ambulatoires”, déclare Dr Abdelmajid Boubekri, membre du bureau central de la FDT. Pour ce syndicat, la priorité serait d’attirer les salariés qui disposent d’une couverture facultative et dont l’exclusion ferait baisser l’assiette de cotisation de 60% (www.leconomiste.com). A l’exception de la population à couvrir, un accord semble se dessiner par rapport au taux de cotisation: 4% à partager à parts égales entre salariés et employeur. Un accord a également été obtenu pour la couverture sans plafond d’une quarantaine de pathologies lourdes (41 exactement). Les maladies ambulatoires liées à ces pathologies seront également couvertes. “C’est une vision minimaliste du panier de soins puisque tout ce qui est préventif ne sera pas pris en charge”, indique un syndicaliste. Le scénario discuté actuellement par la commission technique prévoit le suivi de l’enfant jusqu’à l’âge de 12 ans ainsi que de la femme enceinte. Le niveau de remboursement, quant à lui, est fixé à 70%.Khadija MASMOUDI

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