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65 millions de DH pour l'aménagement de six points de pêcheurs à Boujdour et Oued Dahab

Par L'Economiste | Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

· Objectif: Améliorer les conditions de vie et de travail des marins-pêcheurs

· L'ONE, l'ODEP... et plusieurs autres départements ministériels mobilisés pour la construction de sites


Le ministre des Pêches Maritimes, M. Thami El Khyari, a réussi des prouesses. Il a réuni, le lundi 3 mai, toute une
armada de départements ministériels et établissements publics dans la salle de conférences de son ministère pour exposer les grandes lignes du projet de construction de six points de débarquement aménagés (PDA). Dans les couloirs du Ministère des Pêches Maritimes (MPM), cet événement revêt beaucoup plus une couleur politique que purement technique. "C'est pourquoi d'ailleurs la mobilisation de différents départements comme l'ONE, l'ODEP notamment a été sollicitée", nous confie un responsable du MPM.
Situés à Oued Dahab et Boujdour, ces projets nécessiteront une enveloppe de près de 65 millions de DH. "L'achèvement des travaux de construction est prévu avant la fin de 1999", a indiqué M. El Khyari lors de la conférence de presse.
Selon les experts du MPM, les nouveaux PDA seront les noyaux d'une nouvelle organisation commerciale et permettront une meilleure valorisation des produits de la pêche. De plus, est-il souligné, ces projets permettront une transparence des transactions et une juste rémunération du travail des pêcheurs. Reste que le volet social est le plus préoccupant dans ces lieux de pêche artisanale. A ce niveau, M. El Khyari se veut rassurant. "Ces projets amélioreront à coup sûr les conditions de vie et de travail des marins-pêcheurs".

Véritables moteurs de croissance économique, les lieux de pêche artisanale situés entre Boujdour et Cap Dakhla sont en effet dépourvus de toute infrastructure. Pas de route, ni eaux, ni électricité, seulement du "poulpe"... Du coup, les marins-pêcheurs de la région ne se fixent souvent pas dans un seul lieu d'extraction du poisson. Selon les saisons et le mouvement du poisson, ils se déplacent à la recherche de ce produit à très grande valeur commerciale, le poulpe en l'occurrence. "L'objectif justement de ces projets est de fixer les populations dans les différents sites de pêche afin de faciliter la collecte d'informations, le suivi et le contrôle de l'activité de la pêche artisanale", assure un responsable de l'Office National des Pêches.
En fait, les besoins en matière d'infrastructure dans les différents sites de pêche sont les mêmes, puisqu'il n'en existe aucune. Les projets prévus dans ce cadre visent à mettre en place une série de constructions. Il s'agit des voies d'accès, des générateurs d'électricité, des puits et autres châteaux d'eau.
A ces infrastructures de base s'ajouteront d'autres constructions. Il s'agit des équipements d'exploitation (fabrique de glace, tracteurs, réservoir pour carburant, machines à glace...), des constructions socio-collectives (antenne médicale, marché public...) ainsi que des espaces de vente et des zones réfrigérées de 0 à 2°C pour le stockage.

Hassan BOUCHACHIA

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