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«Nous ne sommes pas contre les ALE«
Entretien avec Ahmed Ouayach, président de la Comader

Par L'Economiste | Edition N°:2257 Le 18/04/2006 | Partager

La toute jeune Confédération marocaine de l’agriculture et de développement rural, veut créer un centre national des compétences et ressusciter les assises de l’agriculture. - L’Economiste: Pourquoi une confédération maintenant?- Ahmed Ouayach: En fait, l’idée de créer cette confédération remonte à 1997. Mais elle n’a réellement mûri que depuis six mois. En créant la Comader, notre ambition est de restructurer la représentation du secteur agricole. Aujourd’hui, des activités sont plus avancées que d’autres, notamment l’aviculture qui a déjà sa fédération, la Fisa. Il y a aussi l’Association des producteurs des agrumes du Maroc, Aspam, et l’Association nationale ovine et caprine, Anoc, qui sont bien organisées et le secteur sucrier dont la fédération devrait être créée dans un ou deux mois. C’est surtout avec les agriculteurs, particulièrement les céréaliculteurs, que la tâche s’annonce difficile, surtout quand on connaît le faible taux d’encadrement. En outre, plusieurs associations n’ont pas tenu leur assemblée depuis un bon bout de temps. Quand nous allons commencer à mettre en place les fédérations, nous serons plus exigeants sur la qualité des membres. - Vous allez aussi faire du développement rural…?- Si on s’attaque au développement rural maintenant, on ne va rien faire ni en agriculture, ni en développement rural. Le développement rural, ce n’est pas pour tout de suite. La Comader va d’abord s’attaquer à une priorité qui est la restructuration des filières et l’élaboration des dossiers. C’est ce qui est important pour l’instant. On ne peut pas se noyer, surtout qu’on a tout un programme avec l’Institut agronomique de Rabat et l’Ecole d’agriculture de Meknès. On compte également créer un centre national des compétences et organiser les assises de l’agriculture. Les dernières remontent à 1981. - Les accords de libre-échange acculent tous les métiers à une mise à niveau…- Nous ne sommes pas contre les accords de libre-échange mais nous ne sommes pas très satisfait de la manière dont se sont déroulées les négociations. Depuis le début des tractations, les représentants des produits sensibles n’ont jamais été associés. Seuls les représentants du secteur des fruits et légumes étaient présents. Nous sommes pour ces accords tant sur le plan politique qu’économique. Mais il faut que les choses se fassent d’une manière prudente. Il ne faut pas oublier que c’est la microagriculture qui soutient toute l’agro-industrie destinée aux denrées de première nécessité. Par exemple, les 80% du lait sont fournis par des éleveurs qui ont seulement deux à trois vaches. Grâce à la Comader, nous voulons donc constituer une force de négociation pour développer l’agriculture et préserver les acquis. Propos recueillis par Mohamed AKISRA

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