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Economie

Titrisation: Les déclinaisons de la réforme

Par L'Economiste | Edition N°:2257 Le 18/04/2006 | Partager

. Formules sur mesure pour tous types d’actifs. Un meilleur financement pour les chantiers d’investissement«La beauté de la titrisation réside dans les formules sur mesure qu’elle prévoie pour tous les secteurs vitaux de l’économie», explique le DG de Maghreb Titrisation. Les nouveaux amendements prévoient des mécanismes idoines pour une large palette d’actifs titrisables. Ces derniers ne sont guère figés. Ils sont modelables en fonction des besoins du cédant et des conditions du marché. . Les grands chantiers d’investissement: Les projets colossaux de tourisme, d’industrie ou d’infrastructures sont les mieux placés pour bénéficier des nouvelles formes de la titrisation. Des financements d’une si grande envergure se heurtent toujours aux ratios prudentiels des banques et doivent engager de longues procédures administratives pour lever leurs fonds. Ces lourdes procédures deviendront de l’histoire ancienne avec l’entrée en vigueur des nouveaux amendements. Les porteurs de projets constitueront, de concert avec leurs banques, un FPCT comportant les fonds à lever. Scindés en parts, les fonds seront souscrits par les investisseurs sur le marché des capitaux. Le remboursement se fera au fur et à mesure de l’avancement du projet, mais les souscripteurs ne supporteront que le risque de l’actif. Ils n’auront aucune implication dans le déroulement du projet. De plus, la somme investie sera levée dans des délais plus brefs, grâce à la célérité des mécanismes de titrisation. . Le crédit logement: La titrisation des crédits à long terme, relatifs notamment à l’habitat social, repose sur le principe de l’émission multiple. En effet, le FPCT acquiert des actifs à long terme dont les délais pourraient atteindre plus de 30 ans. Ils seront, ensuite, scindés en parts de courte durée (5 ans par exemple) qui seront renouvelées jusqu’à l’extinction du prêt. Les banques peuvent donc proposer des mensualités très abordables (jusqu’à 200 DH) à l’instar de ce qui se fait dans d’autres marchés. De plus, la sécurisation des fonds dans les FPCT élargira l’éligibilité aux crédits logements à des personnes jugées insolvables auparavant.. Les crédits à courts termes et actifs assimilés: A l’encontre de la catégorie précédente, les actifs à courts termes seront titrisés par le biais de la méthode du rechargement. Le FPCT titrisera des agrégats regroupant le nombre de crédits requis pour constituer le capital de départ. Les parts émises sont rechargées au fur à mesure de l’extinction des crédits jusqu’à atteindre l’objectif de financement. Par ailleurs, les mécanismes de garanties annulent le risque de défaillances, a priori, élevé dans ce genre d’actifs.. La cession des risques bancaires: Les amendements de la loi 10-98 sont d’un apport considérable pour la capacité de financement des banques. En effet, le fameux ratio prendentiel contraint les institutions de la place à bloquer dans leurs fonds propres, 8% de la somme des crédits. L’avènement de la titrisation permettra de déplacer dans des FPCT, puis dans le marché des capitaux, les risques liés aux sommes prêtées sans avoir à céder les actifs. Les banques libéreront ainsi une grande partie de leurs fonds propres qui serviraient pour de nouveaux engagements. «Elles pourront ainsi augmenter leur capacité de financement par emprunteur et par secteur sans avoir à se soucier des contraintes de fonds propres liées au risque de crédit», explique-t-on. . La titrisation des revenus futurs: Les organismes publics et privés opérant dans la gestion déléguée n’auront point de soucis à se faire pour couvrir le prix d’achat des licences. Ces fonds colossaux peuvent également faire l’objet de FPCT dédiés qui seront remboursés après le démarrage de l’activité.Et ce n’est pas tout. «Le principe de titrisation consiste à améliorer la qualité de tous les actifs domiciliés dans les bilans des entreprises en les plaçant dans des FPCT», explique Karzazi. Ainsi, la titrisation pourrait même absorber les créances en souffrances via des mécanismes adaptés.


Essor international

Le marché marocain ne devrait pas faire exception à l’essor international de la titrisation. Cet instrument de financement «cartonne» actuellement en Egypte où des réformes similaires à nos projets d’amendement sont déjà adoptées. En Amérique latine, la titrisation a beaucoup contribué à surmonter la crise financière au Mexique et en Argentine. Même constat en Asie, où les Fonds de titrisation prennent de plus en plus d’ampleur après la crise de 2002. Cette révolution a été amorcée par les marchés précurseurs en Europe et aux Etats-Unis. Ils ont indiqué le chemin aux pays émergents pour profiter des vertus de la titrisation.


Déficit de communication

Comparés à d’autres réformes financières, notamment celle du capital risque, les projets d’amendement de la loi 10-98 passent résolument sous silence. Le paysage financier est très mal informé par rapport aux dispositions de réforme. Les investisseurs, eux, n’ont pas conscience de la profitabilité d’un tel placement. De son côté, Maghreb Titrisation attend l’entérinement définitif des textes, par le ministère des Finances, pour lancer une politique de communication intensive. Elle prévoit notamment l’organisation de plusieurs séminaires pour vulgariser le concept et convaincre les investisseurs. Pour ce faire, elle aura recours à des spécialistes internationaux (Moody’s, Morgan Stanley…). N.Sq

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