×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Covid-19: Pourquoi on en est arrivé là

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5825 Le 18/08/2020 | Partager
Une deuxième vague virulente qui n’épargne pas les jeunes!
Complications pulmonaires, soins intensifs, assistance respiratoire…
Les services hospitaliers débordés

Le bilan journalier des décès et personnes atteintes du Covid-19 est plus qu’inquiétant. En cas de dégradation de la situation, un reconfinement général ne serait pas exclu. Ce qui n’est pas souhaitable compte tenu de la situation économique. Mais comment on en est arrivé là?

courbe-covid-025.jpg

A la date du 16 août, un total de 42.489 cas confirmés a été enregistré pour 658 décès. C’est le bilan global de 1,6 million de dépistages

Selon les spécialistes, la recrudescence des cas Covid s’explique par plusieurs facteurs: le retard pris pour le dépistage massif, le maintien de la fête de l’Aïd Al Adha, les départs en vacances, les cas non déclarés ou encore le relâchement de la population dans les centres urbains, les souks, les cafés... De nombreux témoignages remontent également que les patients ne sont pas convenablement pris en charge dans les hôpitaux publics.

De plus en plus de citoyens redoutent d'y être pris en charge, d'autres «fuient» ces établissements de soins... Pourquoi ce désamour et cette défiance malgré les actions entreprises pour améliorer le séjour des patients? Contacté par L’Economiste, le département de la Santé n’a pas souhaité répondre.

L’une des principales inquiétudes de ce département serait due au fait que la contamination s'accélère auprès des jeunes, alors que la rentrée scolaire interviendra dans moins d’un mois. L’explosion du nombre de contaminations chez les jeunes serait-il dû à l’imprudence? La hausse des contaminations est-elle due au fait que l’on teste plus?

Aux Etats-Unis, aussi, la deuxième vague a essentiellement touché les jeunes, où cette couche de la population affichait jusqu’à 10 fois plus de contaminés que les personnes de plus de 65 ans. Lorsqu’ils se contaminent, les jeunes sont à plus de 75% asymptomatiques. Ils ne savent pas qu’ils sont contaminés et prennent donc le risque de le répandre vers des personnes plus âgées porteuses de co-morbidité.

quartier-barricade-025.jpg

Pose de barrières aux quartiers 5 et 6 de Hay Moulay Rachid à Casablanca (Ph. Jarfi)

Selon les statistiques de l’OMS, environ 80% des personnes atteintes de la Covid-19 ont des symptômes légers. Pour le reste des malades, ce sont généralement des complications pulmonaires qui surviennent en premier et nécessitent parfois une hospitalisation. Plus grave encore, entre 5 et 10% des malades ont besoin de soins intensifs et d’une assistance respiratoire.

Pour voyager vers l'UE, notamment la France, les Marocains doivent désormais disposer d’un Test PCR, chose qui n'était pas exigée il y a 10 jours. Contactée par L’Economiste, la délégation de l'Union européenne au Maroc explique que chaque Etat membre est souverain dans le choix de ses décisions d’exigence pour entrer sur son territoire.

«Ce n’est pas l'Union européenne qui les précise, elle ne fait qu’émettre des recommandations, qui ne sont pas un instrument juridiquement contraignant». Dans un communiqué, le Conseil européen explique que «les autorités des Etats membres restent responsables de la mise en œuvre du contenu de la recommandation. Elles peuvent, en toute transparence, ne lever que de manière progressive les restrictions de déplacement à l'égard des pays figurant sur la liste».

covid-barricade-025.jpg

Les forces de sécurité expliquent et rassurent les riverains du bien-fondé de la mesure (Ph. Jarfi)

Rappelons que suite à un réexamen de la recommandation concernant la levée progressive des restrictions temporaires des déplacements non essentiels vers l'UE, le Maroc s’est vu retranché de la liste des pays tiers à l'égard desquels les restrictions de déplacement devraient être levées.

Sur le continent, seulement deux pays y figurent sur cette liste: la Tunisie et le Rwanda. C’est dire qu’il va falloir comparer les approches marocaines et tunisiennes en matière de gestion de la crise. Au Maroc, le premier cas de la Covid-19 a été déclaré le 2 mars et le 1er décès déploré le 11 mars. A la date du 16 août, un total de 42.489 cas confirmés a été enregistré pour 658 décès, sur un total de 1.605.613 dépistages. Comparativement à la Tunisie, la situation épidémiologique au Maroc est relativement meilleure.

En Tunisie, le premier cas de la Covid-19 a été déclaré le même jour qu’au Maroc (soit le 2 mars). Alors que le 1er décès est survenu sept jours après le Maroc (18 mars). Rapporté au total de la population, la Tunisie a effectué trois fois moins de tests. Au 16 août, l’on compte 2.107 cas de contamination confirmés pour 54 décès, sur à peine 113.025 dépistages.

                                                                      

Essais cliniques multicentriques

covid-ambulance-025.jpg

La Covid-19 a lourdement affecté les plans économiques, sanitaires, commerciaux et humains, malgré les efforts consentis pour l’endiguer. Pour le ministre de la Santé, la solution consiste à trouver un vaccin afin que la vie reprenne son cours normal. C’est dans ce contexte particulier que le Maroc participera aux essais multicentriques relatifs à la Covid-19 pour obtenir la quantité de vaccins suffisante dans des délais opportuns. L’annonce a été faite ce lundi 17 août par le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb. «Le Royaume, à l'instar de ce qui se passe à l'international, va participer avec certains pays aux essais cliniques multicentriques relatifs à la Covid-19 du moment qu'il dispose de l'arsenal réglementaire et juridique lui permettant de se positionner pour obtenir la quantité de vaccins suffisante pour les citoyens dans les délais opportuns et assurer le transfert du savoir afin de garantir une autosuffisance par rapport à la production du vaccin».

Modeste KOUAME

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc