×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Covid-19: «Comment revenir à une situation normale?»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5825 Le 18/08/2020 | Partager
Le bilan mondial s’alourdit de jour en jour
Vaccins, traitements… les pays unissent leurs efforts
La pandémie coûte chaque mois 375 milliards de dollars à l’économie mondiale, selon le FMI

Depuis l’apparition de la pandémie Covid-19, le bilan s’alourdit de jour en jour. Le DG de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait prévenu que la «barre des 20 millions de cas de Covid-19 dans le monde, dont 750.000 décès, allait être franchie». Face à cette situation, les appels à la mobilisation se multiplient face à la crainte d'une deuxième vague.

Tout le monde se pose la question: «comment revenir à une situation normale?» souligne le patron de l’OMS. A mesure que la pandémie gagnait du terrain, les pays ont dû unir leurs efforts pour mettre au point de nouveaux vaccins, produits de diagnostic et traitements. D’après le FMI, la pandémie coûte chaque mois 375 milliards de dollars à l’économie mondiale et les pertes cumulées pour celle-ci devraient atteindre plus de 12.000 milliards de dollars sur deux ans.

indicateurs-covid-025.jpg

Voici les dernières évolutions dans le monde et dont la presse étrangère s’est fait l’écho:

■ Bruxelles, «Corona circus»
Plusieurs personnes ont manifesté contre les restrictions anti-Covid, à leurs yeux liberticides. Certains accusant les pouvoirs publics et les experts d'être à la solde de l'industrie pharmaceutique. «Corona circus», «C'est mon corps c'est mon choix»…, la colère des manifestants visait aussi bien le port du masque obligatoire, les vaccins que le milliardaire américain Bill Gates ou la 5G. Le port d'un masque est devenu obligatoire le 12 août sur tout le territoire de la région de Bruxelles (1,2 million d'habitants), sur fond de résurgence de la pandémie dans un pays où elle a fait près de 10.000 morts.

■ Lourd bilan en Espagne
La fermeture des discothèques et l'interdiction de fumer dans la rue ont été étendues lundi à de nouvelles régions d'Espagne pour freiner le rebond de contaminations, au lendemain d'une manifestation d'opposants à ces restrictions. L'Espagne est le pays d'Europe occidentale qui compte le plus de cas positifs, avec près de 343.000 cas et une moyenne de 115 cas pour 100.000 habitants depuis deux semaines (bien au-dessus des 45 recensés en France, 19 au Royaume-Uni et 16 en Allemagne). Néanmoins, une grande partie des nouveaux cas détectés sont asymptomatiques et la létalité du virus a considérablement diminué. Depuis la fin du très strict confinement le 21 juin, moins de 300 décès ont été enregistrés sur les 28.617 morts officiellement comptabilisés depuis le début de la pandémie.

■ La rentrée scolaire en Italie
Le pays qui tente d'enrayer un rebond de la pandémie fera les sacrifices nécessaires pour assurer la rentrée scolaire mi-septembre, a affirmé le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, inquiet des contaminations en hausse parmi les jeunes. Le ministre a ordonné la fermeture des discothèques et de tous les lieux de fête nocturne, imposant par ailleurs le port du masque le soir dans les lieux publics fréquentés. Premier pays d'Europe à avoir été frappé par la pandémie, la péninsule a enregistré à ce jour 254.000 cas de Covid-19 et plus de 35.000 morts.

■ Report des élections en Nouvelle-Zélande
Ceci en raison d'un retour de la pandémie de coronavirus, a annoncé la Première ministre Jacinda Ardern. Elles sont reportées au 17 octobre au lieu du 19 septembre. Saluée pour sa réponse efficace à la première vague épidémique, la Nouvelle-Zélande a réussi l'exploit de n'enregistrer aucun nouveau cas pendant 102 jours avant de connaître depuis début août une reprise des contaminations. La principale ville du pays, Auckland, a été reconfinée jusqu'au 26 août.

■ Chute du PIB nippon
Le PIB du Japon s'est effondré de 7,8% entre avril et juin par rapport au trimestre précédent sous l'impact de la pandémie. Un plongeon historique marquant un troisième trimestre d'affilée de contraction pour la troisième économie du monde.

■ Israël et Emirats veulent développer la recherche
 Alors qu'Israël et les Emirats arabes unis ont annoncé la normalisation de leurs relations, deux sociétés des deux pays - l'émirati APEX National Investment et l'israélien TeraGroup - ont signé un accord pour développer la recherche sur le nouveau coronavirus. L'agence officielle émiratie WAM a annoncé cet accord qui vise à mener et à améliorer la recherche et les études relatives au Covid-19, notamment sur un test rapide.

■ Le Liban au «bord du gouffre»
 Les hôpitaux de Beyrouth sont quasiment saturés face à l'afflux de patients atteints du virus. Le pays a enregistré dimanche un record de contaminations avec 439 nouveaux malades, portant le nombre total de cas de Covid-19 à 8.881 depuis le début de la pandémie fin février, dont 103 décès. Le Liban est «au bord du gouffre après l'explosion dans la capitale libanaise», a assuré le ministre démissionnaire de la Santé Hamad Hassan.

                                                                            

Qu'en est-il du Maghreb

■ Tunisie
Afin de limiter la propagation de la pandémie de Covid-19, le pays a imposé le port obligatoire du masque sanitaire dans tous les espaces publics, sous peine de sanctions. Selon un bilan épidémiologique établi le dimanche 16 août, le ministère tunisien de la Santé a signalé 84 nouveaux cas de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, dont 81 contaminations communautaires et trois cas importés. Le nombre total de cas confirmés dans le pays a grimpé à 2.107, dont 54 décès. Au total, 1.358 patients atteints de la maladie se sont rétablis et 695 autres restent porteurs du virus, dont 24 hospitalisés. Alors que les trois cas importés signalés à ce jour se répartissent entre trois provinces (Ariana, Sousse et Sfax), la majorité des nouvelles infections locales ont été détectées dans une seule province, celle de Gabès. La Tunisie fait évoluer ses restrictions sanitaires pour les arrivants de l’étranger à la lumière des derniers développements de la situation sanitaire, notamment en Europe, principal continent émetteur de visiteurs et touristes (voir aussi https://www.destinationtunisie.info). L’économie tunisienne va mal. Selon les chiffres publiés par l'Institut national des statistiques (INS), le PIB a reculé au deuxième trimestre 2020 de 21,6% par rapport au même trimestre de 2019. Il a diminué de 20,4% par rapport au premier trimestre de 2020, qui a marqué le début de la propagation de la pandémie. Par ailleurs, l'Institut relève qu'il y a eu une révision de -0,5% du taux de croissance au premier trimestre 2020, précisant qu'il s'établit désormais à -2,2%.

■ Algérie
Les Algériens ont retrouvé, samedi 15 août 2020, les plaisirs de la plage et du café et les fidèles leurs mosquées, après cinq mois de confinement. Le masque est obligatoire en public. Les contrevenants encourent de lourdes amendes. Le gouvernement a averti que des mesures pourraient être remises en question en cas d'aggravation de la situation sanitaire. Il a reconduit jusqu'au 31 août le confinement partiel à domicile dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays. Un couvre-feu nocturne y reste en vigueur. Le confinement a été levé dans les 19 autres wilayas. Au total, près de 40.000 cas de Covid-19 ont été officiellement déclarés depuis février. Quelque 1.360 décès ont été recensés, ce qui fait de l’Algérie le troisième pays le plus endeuillé en Afrique derrière l'Egypte et l'Afrique du Sud.  Dépréciation du dinar, inflation, entreprises à l'arrêt, craintes de récession... L'économie algérienne subit les conséquences de la pandémie qui vient s'ajouter à la crise pétrolière. L'Office national des statistiques (ONS) a souligné une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 3,9% au 1er trimestre 2020 et un taux de chômage qui pourrait atteindre 15% en juillet contre 11,4% pour l'année 2019. Hors hydrocarbures, le PIB a baissé de 1,5% au 1er trimestre contre une progression de 3,6% pour la même période de l'année précédente, selon l'ONS. Certains secteurs comme les services et le fret sont à l'arrêt. D'autres ont vu leur activité ralentie tandis que le secteur de la construction, pourvoyeur de main-d'œuvre, est paralysé depuis des mois. Selon des prévisions du FMI, l'Algérie devrait connaître en 2020 une récession (-5,2%) ainsi qu'un déficit budgétaire parmi les plus élevés de la région.

F. Z. T.

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc