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Enquête

Spoliation foncière : Lorsque les victimes se faisaient discrètes...

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5813 Le 28/07/2020 | Partager
Peur de représailles et menaces
Affaire Kimia: Une condamnation pénale non exécutée!

Avant que la spoliation foncière ne devienne une affaire d’Etat, les victimes se faisaient discrètes par peur de représailles. L’Economiste en témoigne dans la mesure où il a révélé, voilà presque dix ans, «comment un mort parvient à saisir la justice» (Edition n°3585 du 1er août 2011). L'association droit et justice au Maroc (ADJM), Association de droit français, compte parmi ses membres des Européens, des Marocains résidents à l’étranger et des Marocains résidant au Maroc. Cette précision s’impose. Il arrive souvent que des journalistes, des juristes et des fonctionnaires affirment que «seuls les biens des étrangers» sont la cible des spoliateurs. Même la présidence du ministère public use de cette formule dans son rapport d’activité de 2018! Quant aux spoliateurs, ils ne ratent aucune occasion pour remettre en cause la légitimité légale de l’ADJM. Le tout au nom d’un «patriotisme» très douteux. Avocats et conseillers sont aussi menacés et diffamés sur le Net. Pas vraiment de suite malgré des plaintes qui remontent à 2016! «La police judiciaire m’a auditionné et plus rien après», rapporte Me Massoud Laghimi.      
Aujourd’hui, la crédibilité de cette association est mise en jeu (voir l'article). 
Contacté par L’Economiste, l’un de ses membres les plus actifs est outré! «Comment ose-t-on accuser les victimes de voleurs? Les déclarations du DG de l’Agence nationale de la conservation foncière les fragilisent encore plus dans leur combat. Or, ils ne réclament que leur droit fondamental de jouir paisiblement de leur propriété», déclare Faiçal Kimia. Lui et sa famille ont été spoliés de leur villa au quartier Oasis à Casablanca. Le directeur de la plus grande conservation foncière de Casablanca, Abderrahim Amal, a été définitivement condamné dans cette affaire à 5 ans de prison ferme. Cette sentence est intervenue après un aller-retour procédural entre la Cour de cassation (dossier n°21434/2019) et la Cour d’appel de Casablanca. «La peine définitive n’a pas été à ce jour exécutée!» s’étonne le plaignant. A quoi sert la justice?

«Des réunions pour la forme»

Une réunion a été tenue en juin 2018 avec le ministère de la Justice. Faiçal Kimia y a assisté en sa qualité de victime et membre de l’ADJM. Celle-là même à laquelle le DG de l’administration foncière était également présent (voir page 16).  «J’ai remis durant cette réunion la liste des 17 dossiers à l’exécutif. Il s’agit uniquement des dossiers dont lesquels je plaide», témoigne Me Massoud Laghlimi. Il est l’un des avocats les plus sollicités par les victimes de spoliation foncière.  Suite à la réunion de juin 2018, des rencontres bilatérales ont été organisées avec les directeurs centraux du ministère de la Justice. «C’était juste pour la forme pas plus», estime l’avocat basé à Casablanca. 

F.F. 

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