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Economie

L’industrie de la sardine condamnée à la fermeture

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5798 Le 07/07/2020 | Partager
Safi, future ville sinistrée
La décision intervient en plein démarrage de la campagne

Safi en état de siège et sa principale source de revenus, pour la population, condamnée à fermer: l’industrie de la conserve du poisson. Ceci, alors que la campagne de traitement des petits pélagiques vient à peine de démarrer.

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Safi qui abritait une quarantaine d’usines de conserves de poisson n’en compte aujourd’hui que la moitié. Ceci, grâce au retour de certains investisseurs (Ph. L’Economiste)

Selon l’Office national de pêche, qui dresse la saisonnalité des diverses espèces de poisson, la saison de production de la sardine s’étale de juillet à décembre. Et  cette espèce prédomine à hauteur de 90% dans l’activité des conserveries de la zone de Safi.

L’autre espèce traitée étant le maquereau dont la campagne de transformation se déroule du même mois de juillet jusqu’à fin novembre. Avec l’arrêt de l’industrie, des pertes énormes, en termes d’emplois et de valorisation sont donc attendues.

«A l’export, ce sont des résiliations en cascades de contrats de vente qu’il faut redouter», s’inquiète un opérateur. Le secteur de la conserve de poisson reste en effet  orienté export à raison de 90 à 95%. Or, si la campagne de production est ratée, nombreux sont les opérateurs qui seraient dans l’incapacité d’honorer leurs contrats. 

«D’où la nécessité de mettre en place les mesures qui s’imposent tout en permettant aux industriels de poursuivre leurs activités», propose cet autre opérateur. A ses yeux, les autorités peuvent imposer des réductions draconiennes    des effectifs employés.

De même qu’une organisation de travail en trois équipes de 8 heures chacune peut être déployée. Le tout, avec observation stricte des mesures de protection sanitaire dans les usines et les moyens de transport. «L’essentiel est de sauvegarder l’outil de production dont la réhabilitation a nécessité d’importants investissements», rappelle un patron pêcheur de Safi.

La fermeture des usines de conserve impacte directement la flotte sardinière de proximité mais surtout celle des zones du sud qui livrent ces usines. Depuis l’émigration de la sardine vers le sud, de nombreuses usines avaient fermé leurs portes. A tel point que l’artère Jorf Lyoudi qui en abritait l’essentiel était désignée de «couloir de la mort».

Aujourd’hui, la situation s’est quelque peu améliorée  mais reste toujours loin de la normale. Faute de matière première suffisante, la plupart des conserveries marocaines de poisson travaillent avec moins de 50% de capacité. Certaines et pas des moindres recourent même aux admissions temporaires pour faire tourner leurs usines. Preuve que le chiffre d’affaires réalisé en 2019 dans ce régime  avait frôlé les 6 milliards de DH. (Source, Office des changes).

A.G.

 

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