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Economie

Conjoncture: L’effet déconfinement dès le 3e trimestre

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5798 Le 07/07/2020 | Partager
Le PIB se contracterait de «seulement» 4,6%
C’est trois fois moins que le rythme du deuxième trimestre
La baisse de la demande intérieure et de la demande externe s’atténuera

Une petite note d’optimisme ressort des dernières prévisions du Haut Commissariat au Plan. L’économie  suivra le mouvement amorcé avec le déconfinement et la contraction de la valeur ajoutée va légèrement s’atténuer.  L’institut statistique prévoit une baisse du PIB de 4,6% au troisième trimestre alors qu’il avait reculé de 13,8% un trimestre plus tôt.

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La demande adressée au Maroc a reculé de 18% au deuxième trimestre. Le HCP prévoit un rebond de 3% au troisième trimestre.

Le HCP  parle d’une «atténuation» de la baisse de l’activité tout en se montrant très prudent car «les prévisions restent sujettes à des révisions plus ou moins importantes au fur et à mesure de la publication de nouvelles données». 

Dans son analyse, le HCP tient compte de l’effet d’une réouverture des frontières, de la reprise des activités de transport et du commerce, de la croissance et du léger redressement des échanges mondiaux. Un petit sursaut qui ne permettra certes pas de renouer avec la tendance d’avant la crise, mais il serait à l’origine d’un accroissement de la demande étrangère adressée au Maroc. Celle-ci s’améliorerait de 3% par rapport au deuxième trimestre, mais comparée au niveau du troisième trimestre 2019, le recul serait de 15,6%!

La demande intérieure va se redresser mais là aussi, le rythme sera modéré et lent. Le recul de la consommation des ménages atteindra 4,6%  contre 6,7% au deuxième trimestre. Il est marqué par une reprise des dépenses notamment en biens manufacturés. La consommation publique conserverait la tendance haussière: 6% par rapport à l’année dernière portée par la dynamique des dépenses sociales.

«L’investissement resterait globalement atone et sa reprise tarderait à se réaliser au troisième trimestre», note le HCP. En tout cas, ce repli de la demande se fera sentir sur les activités non-agricoles: leur valeur ajoutée baissera de 4,1% par rapport à l’année dernière.

Dans le secteur secondaire, le recul de l’activité serait de 5,8%. La contraction de la valeur ajoutée industrielle s’estomperait avec la reprise des industries tournées sur le marché local. En revanche, les industries adressées à l’export vont souffrir du faible redressement de la demande adressée au Maroc.

En tout cas, la consommation en énergie électrique va reprendre suivant ainsi le rétablissement graduel des activités industrielles et de transport ferroviaire. Selon un responsable à l’Office national de l’eau et l’électricité, elle est passée de  -15% durant le confinement, elle tourne à -5%. L’activité reprend lentement sans atteindre la vitesse de croisière souhaitée.

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La valeur ajoutée agricole avait décroché de 6,1% au deuxième trimestre de cette année. Pour le trimestre en cours, la contraction du PIB agricole s’établirait à 5,9%. C’est une petite amélioration de 0,2 point

Les mines vont être impactées par le recul de la consommation agricole mondiale, laquelle va freiner la dynamique de la demande internationale de fertilisants. La production des minerais non-métalliques s’ajusterait à une demande extérieure moins robuste. Ce qui se traduirait par un ralentissement de la croissance de la valeur ajoutée minière à 0,1%.   

Le secteur tertiaire sera marqué par la dynamique de la communication et des services non marchands. Tout le contraire des activités du commerce, du transport, ainsi que les services évènementiels et l’hébergement. La valeur ajoutée du secteur tertiaire va se rétracter de 1,6% contre une hausse de 3,8% la même période de l’année précédente.

La valeur ajoutée des activités agricoles resterait sur un repli de -5,9% sans s’accompagner  d’une hausse de l’inflation alimentaire. L’offre locale agricole resterait excédentaire par rapport à la demande, notamment pour les maraîchères, les cultures fruitières et les productions animales.

Khadija MASMOUDI

 

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