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Aïd Al Adha: Tous les indicateurs plaident pour la fête

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5781 Le 12/06/2020 | Partager
4,5 millions de têtes identifiées au 6 juin
Lancement la semaine prochaine d’une 3e tranche d’orge subventionnée

Un évènement que coronavirus ne peut ajourner. La fête du sacrifice aura bien lieu quelle que soit l’évolution de la pandémie. En effet, tous les indicateurs en présence versent dans ce sens. A commencer par les mesures engagées au niveau de la préparation du cheptel destiné à l’abattage.    

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Dans le contexte de la pandémie, la fête du sacrifice est avant tout une question de logistique. Il s’agit de lancer 42 plateformes pilotes à travers le pays. Le projet est mené en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et le département de l’Intérieur. Pour le moment, une douzaine de marchés sont fonctionnels (Ph. L’Economiste)

Selon les dernières données de l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, l’opération identification des ovins et caprins a porté jusqu’au 6 juin sur un effectif de 4,5 millions de têtes.

A l’instar des années précédentes, cette opération  consiste en la pose, sur l’une des oreilles de l’animal, d’une boucle de couleur jaune, portant un numéro de série unique pour chaque animal, en plus de la mention «spécial Aïd Al Adha». La même source relève que pas moins de 242.000 exploitations d’engraissement ont été enregistrées.

De plus, les préparatifs englobent un ensemble de mesures, notamment  le contrôle de l’aliment de bétail, de celui des médicaments vétérinaires, de l’eau d’abreuvement, ainsi que la circulation des fientes de volailles. «Résultat, la situation sanitaire du cheptel est satisfaisante et le suivi et la surveillance sont assurés sur l’ensemble du territoire national», tranche le gendarme sanitaire du Royaume.

Sur un autre volet, le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle opération de distribution d’orge subventionnée à partir de la semaine prochaine. Celle-ci, la troisième du genre, devrait porter sur plus de 2,8 millions de quintaux. Avec à la clé le doublement de la dotation attribuée aux éleveurs. Preuve que l’effectif destiné à l’abattage de la fête du sacrifice y figure en bonne place. Et au-delà, il s’agit de maintenir, tant bien que mal, le 1/3 du PIB agricole. C’est la part du secteur d’élevage dans sa globalité. Or, pour l’heure, les éleveurs, fermeture des souks hebdomadaires oblige, bradent une partie de leur cheptel pour nourrir le reste. Ceci, malgré la mise sur le marché de l’orge subventionnée. 

En effet, après une première tranche lancée au premier trimestre de l’année, une deuxième d’un volume de plus de  2,7 millions de quintaux  a été mise à la disposition des éleveurs. Selon le ministère de l’Agriculture la distribution a porté jusque-là, sur les ¾ des quantités. Ces opérations bénéficient d’un suivi rapproché sur le terrain par les services régionaux du ministère de l’Agriculture, ceux de l’Office national du conseil agricole ainsi que de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses.

Toutefois, l’approvisionnement du marché en céréales et légumineuses est jugé satisfaisant par le ministère de l’Agriculture. Ceci, grâce au partenariat avec l’ensemble des organisations professionnelles aux divers niveaux de la production locale des céréales, de la commercialisation, des importations ainsi que de la transformation et de la distribution.

Ainsi, les niveaux de stock enregistrés à fin mai 2020 permettent de couvrir 5 mois des besoins de consommation pour le blé tendre et jusqu’à 4 mois pour le blé dur. Depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, les stocks sont maintenus à ces niveaux en permanence.
Pour ce qui est de la fabrication des farines, la cadence habituelle est actuellement observée ainsi que  l’approvisionnement régulier de l’ensemble des points de vente.

Par ailleurs, l’ensemble des organismes stockeurs, minoteries et coopératives agricoles se sont mobilisés et engagés pour collecter la production nationale et assurer sa commercialisation dans de bonnes conditions. La production du blé tendre collectée depuis le 15 mai s’élève à 1,3 million de quintaux, soit 30% de l’objectif arrêté.

A. G.

 

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