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Economie

Universités publiques: Plus de 100.000 contenus en ligne

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5761 Le 14/05/2020 | Partager
12 heures de diffusion de cours par jour à la télé
Une université virtuelle en préparation
400 projets reçus pour le programme de recherche spécial Covid-19
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Driss Ouaouicha, ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur: «Nous devons capitaliser sur tout ce qui a été réalisé en e-learning pour aller de l’avant. Une évaluation nous permettra de voir ce que nous pourrons garder après la crise du Covid-19» (Ph. L’Economiste)

«En quelques semaines nous avons réalisé ce qui aurait pu prendre des années», se réjouit le ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur, Driss Ouaouicha. Il prenait part samedi dernier à une e-conférence organisée par London Academy Casablanca autour de l’enseignement 4.0, avec la participation du président du consortium universitaire britannique NCUK, John Brewer. 

Depuis la fermeture des établissements, le 16 mars dernier, les 12 universités publiques ont mis en ligne plus de 100.000 contenus pédagogiques, selon le ministre délégué. Elles ont utilisé toutes les plateformes et moyens disponibles pour assurer la continuité des cours. A cela se rajoutent les séances enregistrées pour la télévision et la radio. A la télévision, elles sont passées de 6 à 12 heures de diffusion quotidiennement, et même diffusé des tables rondes.

La qualité de l’encadrement n’est peut-être pas toujours garantie, mais tout est mis en œuvre pour garder des liens étroits avec les étudiants. Heureusement, 70% du programme universitaire étaient déjà réalisés en présentiel. Reste la question de l’évaluation. Sur ce point, Ouaouicha se veut catégorique: «Des tests en ligne risquent de ne pas être équitables, car tous les étudiants n’ont pas le même accès à internet et aux outils technologiques. Pour l’heure, le e-learning reste réservé à l’enseignement et non à l’évaluation».

La coordination est maintenue, deux fois par semaine, avec les présidents d’université afin d’étudier tous les scénarios pour les examens, «pour que personne ne soit laissé pour compte». L’enjeu est également de «préserver la qualité du diplôme national».

Les efforts de digitalisation se poursuivront, au-delà de la crise. Le ministère prévoit de doter chaque université d’au moins un studio d’enregistrement supplémentaire, avec les équipements les plus récents. Chacune en compte déjà au moins un. La tutelle veillera, aussi, à généraliser le wifi à tous les établissements. Durant cette crise, les fournisseurs d’internet ont offert un accès gratuit à la connexion aux sites universitaires.

«Nous verrons ce que nous pouvons faire pour la suite», confie le ministre délégué. En parallèle, des formations sur l’enseignement à distance seront organisées au profit des enseignants, dès cette semaine. Durant l’été, les universités enregistreront des formations s’étalant sur 7 à 8 semaines.

Le ministère prévoit même de monter une université virtuelle, «qui ne remplacera pas les autres, mais viendra compléter  leur offre». Le projet est déjà en réflexion avec les présidents des 12 universités qui devraient toutes y participer.

Pour faire face à la crise, le ministère a, en outre, sollicité l’implication des chercheurs universitaires. Un appel à projets R&D national a été lancé début avril, en partenariat avec le CNRST. Près de 400 projets ont été reçus, selon Ouaouicha. Les meilleurs seront sélectionnés pour bénéficier d’un financement. Un budget de 10 millions de DH a été alloué au programme.

Etudier à l’étranger en 2020-2021, possible?

Les pays ouvriront-ils leurs portes aux étudiants internationaux à la prochaine rentrée? Pas si sûr, vu le manque de visibilité sur l’évolution de la pandémie. Néanmoins, l’option du Online pourrait être envisagée. «En Grande-Bretagne beaucoup d’universités pensent à proposer le premier semestre, qui démarre entre septembre et octobre, en ligne.  Toute l’année académique pourrait être dispensée à distance, si cela est nécessaire», relève le président du consortium NCUK, comprenant 16 universités britanniques, John Brewer. «Nous devons nous assurer que nous pourrons les accueillir dans les meilleures conditions et sans risques. Sinon, c’est l’option en ligne qui prévaudra», poursuit-il. Dans ce cas, les frais de scolarité ne devraient pas vraiment changer, selon le président de NCUK, puisque les universités continueront à supporter pratiquement les mêmes charges. Chaque année, près de 700 Marocains choisissent la Grande-Bretagne comme destination étudiante.

Ahlam NAZIH   

 

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