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Facop se reconvertit dans les visières

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5761 Le 14/05/2020 | Partager
Pour l’industriel, c’est une réponse à la crise entraînée par le Covid-19
D’autres équipements de protection en cours de conception
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De plus en plus d’unités industrielles sont encouragées par le ministère de tutelle à se diversifier afin de traverser la période de crise sans trop de dégâts (Ph. Facop)

C’est l’une des sociétés qui a fait le pari de tirer profit de la crise du coronavirus plutôt que de la subir. Après l’arrêt de ses unités de production de peinture et donc la mise en chômage de ses ouvriers, Facop, sur proposition de Moulay Hafid Elalamy, s’est orientée vers la fabrication des visières utilisées pour se protéger contre le coronavirus.

«Nous avons commencé il y a trois semaines à fabriquer des visières en kit démontable sous la marque Protec Max après avoir obtenu la certification Imanor et l’homologation des ministères de l’Industrie et de la Santé et procédé au dépôt du brevet», explique Ahmed Hjiej, PDG fondateur. L’usine est passée de 5.000 visières par jour à 40.000. Elle pourrait augmenter la cadence si la demande est au rendez-vous.

Les clients se recrutent actuellement parmi les grands comptes tels que l’OCP, la SNEP, la SCE, la DGSN, les grandes et moyennes surfaces, des unités industrielles… La base des utilisateurs pourrait bientôt s’élargir après le déconfinement. Du moins c’est ce que la direction  espère. Les visières personnalisables selon les attentes des clients sont fabriquées conformément à la norme Imanor après des tests au laboratoire de plasturgie.

«Il s’agit d’une norme organisationnelle plutôt que de blocage, destinée à mettre de l’ordre dans la fabrication des visières de protection. Elle vise à standardiser le matériau utilisé, la forme des visières, leur dimension, leur degré de résistance à la traction… L’objectif étant de ne mettre sur le marché que des articles sûrs conformément à la loi 24-09 sur la sécurité des produits et des services», explique un haut responsable d’Imanor.

La distribution s’appuie sur le réseau Facop composé de 10 points de vente et de grands magasins tels que Bricoma, Mr Bricolage, les grossisteries pharmaceutiques, les commerces spécialisés dans les équipements de protection...

La normalisation intervient au moment où les visières ont commencé à faire leur apparition sur le marché, en vente dans divers commerces et via le net. Selon nos informations, l’activité devrait être réglementée à l’instar de la fabrication des masques.

La reconversion dans la fabrication de visières a permis à Facop de récupérer une cinquantaine de personnes parmi ses salariés dont 80% étaient au chômage suite à la crise du coronavirus. Une autre partie a été appelée à reprendre la production de la peinture mais de façon timide : moins de 20% des capacités.

La conception des visières n’est pas la seule activité sur laquelle se positionne Facop. Une structure créée en 1997 grâce à un crédit Jeune promoteur. Elle vient de mettre au point un box de protection dédié à séparer le patient et le personnel soignant lors des prélèvements aux fins d’analyse. Un dispositif qui ne devrait pas tarder à être installé dans les hôpitaux réservés à l’accueil des patients atteints du covid-19.

Hassan EL ARIF

 

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