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Economie

Budget: L’embellie avant la rechute

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5740 Le 14/04/2020 | Partager
Le Trésor dégage un excédent de 6,3 milliards de DH
Hausse de plus de 8% des recettes ordinaires
L’impact de la pandémie n’est pas encore ressenti

Visiblement les finances publiques affichent une bonne san­té. Selon les statistiques du Trésor, arrêtées à fin mars dernier, les re­cettes ordinaires dégagent un solde positif de plus de 1 milliard de DH contre un déficit de 4,7 milliards, un an auparavant.

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Les dépenses de fonctionnement émises se sont établies à 61,3 milliards de DH dont 34,3 milliards ont concerné les traitements et salaires qui enregistrent une hausse de 12,2%. Les charges de matériel ont explosé de 25,7% (17 milliards de DH contre 13,5 milliards). De même, la part du budget général dans les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux a connu une augmentation de 24,3%

Et l’excédent du Trésor se chiffre à 6,3 milliards de DH sur les 3 premiers mois. Ceci, grâce au solde positif de 27,8 milliards de DH réalisé par les comptes spéciaux et les services de l’Etat gérés de manière autonome. C’est bien évidemment l’effet du «Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Covid-19» dont les recettes nettes ont atteint 18,3 mil­liards de DH à fin mars pour des dépenses de 1,2 milliard. En clair, les dépenses relatives à la gestion de la crise n’ont pas encore pris leur vitesse de croisière. Ses effets sur la marche des affaires ne seront également ressentis que dans les mois à venir.

En dehors de cette situation qui risque d’impacter fortement les finances de l’Etat, les indicateurs restent au vert sur le premier tri­mestre. On notera ainsi une hausse des recettes ordinaires de 8,1% provenant de l’augmentation des impôts directs de 1%, des droits de douane de 16,5%, des impôts indi­rects de 6,7%, des droits d’enregis­trement et de timbre de 1,3% et des recettes non fiscales de 77,4%.

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Une bonne partie des charges de fonctionnement a été financée par le recours à l’emprunt. Le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 1,7 milliard de DH contre 12,3 milliards à fin mars 2019

Parallèlement, les dépenses glo­bales augmentent de 12,4%. La hausse résulte des achats de biens et services de 17,1%. Elle s’ex­plique aussi par l’accroissement des charges de 12,2% du personnel et l’explosion des autres biens et services de 26,1%. Les charges en intérêts de la dette ont également bondi de 9,1%.

Et les rembourse­ments, dégrèvements et restitutions fiscaux ont grimpé de 24,3%. De même, l’investissement a enre­gistré une augmentation de 5,7%. Seule la charge de la compensation s’inscrit en baisse de 13,5% sous l’effet de la réduction de facture énergétique. (Voir L’Economiste du 13 avril).

Dans le détail, les recettes brutes ont enregistré une hausse de 8,1%. Elle provient de l’augmentation des entrées douanières nettes de 10,9%, des droits de douane (+16,7%) et de la TVA à l’importation (+11,2%). La TIC sur les produits énergétiques a également bondi de 6,9%.

Il en est de même des recettes nettes de la fiscalité domestique. Celles-ci enregistrent une légère hausse de 1,4%. L’atténuation s’ex­plique surtout par le repli de l’IS (-3,2%). Déjà, à fin mars 2019, l’IS avait accusé une baisse de 0,4% par rapport à son niveau du même mois de 2018. A l’opposé, l’IR, prélevé à la source, demeure orienté à la hausse (+4%). En revanche, celui sur les profits immobiliers s’est contracté de 10,6% par rapport à son niveau de fin mars 2019.

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La structure des dépenses du budget général par rapport à fin mars 2019 fait ressortir une stabilité de la part des dépenses de personnel, une hausse de la part des achats du matériel et des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Alors que l’investissement, les intérêts de la dette et la compensation accusent une baisse

La TVA à l’intérieur maintient toujours sa position de première source de recette fiscale. Sur le premier trimestre, sa recette a grimpé de 8%. Les restitutions au titre de cette taxe ont également augmenté: 3 milliards de DH à fin mars 2020 contre 2,6 milliards à la même période de 2019.

A noter qu’à fin décembre 2019, les arriérés de remboursement de TVA avaient atteint 41,2 milliards de DH. A fin mars 2020, les remboursements de TVA à l’intérieur (y compris la part supportée par les collectivités terri­toriales) se sont chiffrés à 4,37 mil­liards de DH contre 3,73 milliards, un an auparavant.

Les recettes non fiscales ne sont pas en reste. Elles ont explosé de 77,4% en raison notamment de la hausse des fonds de concours (1,5 milliard de DH) et des ver­sements des comptes spéciaux du Trésor au profit du budget général (3 milliards).

Hausse des remboursements

AU total, les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux ont atteint 3,4 milliards de DH à fin mars dernier contre 2,7 milliards à la même période de 2019. La hausse s’établit ainsi à 24,3%. A fin décembre 2019, les arriérés de remboursement de TVA et les demandes de restitution de l’IS ont été respectivement de 41,2 milliards de DH et de 4,1 milliards.

A.G.

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