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International

Libye: Lâché par la Russie, Haftar cherche appui à Paris

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5716 Le 11/03/2020 | Partager
Il se dit prêt à signer un cessez-le-feu si l’autre partie le respecte
Il devait rencontrer hier mardi la chancelière allemande
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Le maréchal Khalifa Haftar, l’allié de Paris qui ne tient jamais ses engagements

Le chef militaire libyen, qui a été à nouveau reçu à l’Elysée lundi dernier, continue son offensive vers Tripoli. Cette visite, qui ne figurait pas à l’agenda, n’a donné lieu à aucun communiqué. La présidence française a fait savoir aux agences de presse que le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), lancée depuis avril 2019 dans une conquête du pays à partir de son flanc oriental, était prêt à signer un cessez-le-feu.

A une condition: que la partie adverse, le gouvernement d’accord national et les «milices de Tripoli», le respectent également. La modestie de la communication témoigne du pessimisme ambiant.

La visite du maréchal Haftar s’inscrit dans le projet de Paris de faire vivre les résultats du sommet de Berlin tenu le 19 janvier dernier. En l’absence de certains pays concernés dont le Maroc.

Pour le moment, les combats se poursuivent et le maréchal Haftar, soutenu par les Emirats arabes unis et la Russie – via le groupe paramilitaire privé Wagner – veut pousser son avantage. Depuis qu’il a refusé, le 13 janvier à Moscou, de signer un cessez-le-feu aux conditions du Kremlin, le chef de l’armée n’a plus l’appui russe en première ligne, mais il grignote du terrain.

Ses engagements verbaux ont donc une valeur relative. Au-delà de la cessation des hostilités, le maréchal Haftar serait d’accord, dit-on côté français, pour avaliser les arrangements sécuritaires prévus dans un document annexe à la déclaration de Berlin.

Elaboré par les Nations unies, ce texte vise à définir les mécanismes d’un cessez-le-feu, à démobiliser les combattants étrangers et enfin à démanteler et réintégrer les groupes armés. Le maréchal aurait aussi accepté la tenue d’une conférence interlibyenne d’où émergerait une solution politique, sous l’égide de l’ONU, précise une source française. Après Paris, le maréchal Haftar était attendu hier mardi à Berlin, où il doit s’entretenir avec la chancelière Angela Merkel.

La stratégie française consiste à creuser la distance naissante entre Haftar et Moscou. L’Elysée pousse aussi à un compromis sur les hydrocarbures: il s’agirait, pour Haftar, de lever le blocage des terminaux de Cyrénaïque (immobilisés par ses forces depuis la mi-janvier) en échange d’une distribution plus égalitaire des revenus pétroliers entre régions libyennes, sans passer par la Banque centrale de Tripoli, avant d’envisager la refonte de cette institution, à terme. Mais le temps reste aux armes.

A.G.

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