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    Culture

    SIEL, une véritable fête populaire du livre

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5694 Le 10/02/2020 | Partager
    Des améliorations notables dans l’organisation
    Une présence «trop» importante des institutionnels
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    A peine arrivé à l’entrée du Salon international de l’édition et du livre, sous la voûte de 17 mètres de haut du Grand palais de la foire à Casablanca, on est quelque peu surpris par l’ambiance quasiment feutrée de l’évènement.

    A peine arrivé à l’entrée du Salon international de l’édition et du livre, sous la voûte de 17 mètres de haut du Grand palais de la foire à Casablanca, on est quelque peu surpris par l’ambiance quasiment feutrée de l’évènement.

    De larges allées d’une propreté irréprochable, un volume sonore des plus supportables, des élèves parfaitement encadrés, des intervenants et un public qui échangent en toute sérénité… Nous sommes loin de la cacophonie et du tintamarre infernal des précédentes éditions animées à force de haut-parleurs hurlants, de bousculade et de braderie.

    Les organisateurs, qui avaient promis une édition «sans fautes», seraient-ils en passe de réussir leur pari? En tout cas, la 26e édition du SIEL, inaugurée par la princesse Lalla Hasna, jeudi 6 février et ouverte au public le lendemain, se poursuit jusqu’au 16 du même mois. Mais il faudra attendre la fin de cette édition pour en juger.

    Pour l’heure, il fait bon flâner dans les allées du SIEL ressemblant à une agora où se débattent les questions politiques, sociales et culturelles. Des auteurs signent leurs dernières parutions, des élèves suivent avec beaucoup d’attention un programme de sensibilisation sur l’autisme, des jeunes griffonnent des messages sur un mur rempli de bulles en s’initiant à la bande dessinée, d’autres prennent d’assaut les rayonnages très fournis des stands… En tout, ce sont quelque 100.000 titres qui sont proposés lors de cette édition.

    Des ouvrages couvrant l’ensemble des champs de la connaissance: Sciences sociales, littérature, langues, Histoire, polars, jeunesse,  religion… avec plus de 700 exposants, directs et indirects, venant du Maroc et de différents continents (Afrique-Europe-Asie- Amérique).

    Cette année, le programme culturel fait appel à plus de 380 acteurs (entre écrivains, poètes, chercheurs et professionnels du Maroc et de tous les continents du monde) qui viendront animer l’espace de la foire par des colloques, des conférences thématiques, des soirées poétiques, des rencontres et des présentations de nouvelles publications. Pour les enfants, plus de 79 activités sont programmées et seront animées par 63 intervenants. Une véritable fête populaire du livre qui a attiré lors de l’édition précédente pas moins de 550.000 visiteurs en dix jours.

    Aux côtés des éditeurs, des libraires et de quelques représentations culturelles étrangères, on peut noter, toutefois la présence de plus en plus importante d’institutionnels qui ne sont pas directement concernés par le monde de l’édition, comme le constate justement Abdelkader Retnani. «Il y a malheureusement beaucoup trop de stands institutionnels qui occupent des superficies très importantes au détriment des professionnels du livre», regrette le patron de la maison d’édition La croisée des chemins.

    En effet, si la présence d’institutions comme le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger ou encore du Conseil national des droits de l’homme, tous deux gros producteurs d’ouvrages, dans de tels évènements est compréhensible, on est en droit de se demander quelle est la pertinence de la présence d’autres département publics, à savoir le ministère de la solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille.

    D’autres organismes occupent une place de choix tels que le ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le parlement, celui de la Justice, la présidence du ministère public ou encore l’Institution du médiateur du royaume, pour ne citer que ceux-là. 

    Une absence remarquée

    Aux côtés de quelque 42 pays exposants, la Mauritanie tient une place de choix puisqu’elle est l’invité d’honneur de cette 26e  édition. Une délégation importante comprenant  plusieurs écrivains et des personnalités du monde de la culture ainsi que pas moins de 11 maisons d'édition a fait le déplacement à Casablanca. Cette dernière devait être présidée par le ministre mauritanien de la Culture, Sidi Mohammed Ould Ghaber, grand absent lors de la cérémonie d’ouverture. Selon l’agence mauritanienne d'information privée Alakhbar, la visite du ministre a été annulée à la dernière minute, pour «des raisons administratives urgentes». L’agence, qui cite des sources gouvernementales,  précise que cette annulation est intervenue quelques heures avant le départ du ministre pour Casablanca,  à la demande du gouvernement mauritanien, sans autre forme d’explications. Notons que les relations entre la Mauritanie et le Maroc se sont sensiblement améliorées depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel président Mohamed Ould Cheikh El Ghazwani. Le voisin du sud avait été l’invité d’honneur du festival international de Tan Tan en juin dernier. A noter également que de hauts responsables sécuritaires et militaires mauritaniens se sont rendus au Maroc pour développer une coopération bilatérale après des années de rupture de dialogue sous le mandat de l’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

    Amine BOUSHABA

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