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    Economie

    Marché américain: Feu vert pour la framboise marocaine

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5693 Le 07/02/2020 | Partager
    L’Onssa accrédité pour le contrôle de l’export
    68 unités de conditionnement autorisées par l’Office
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    Sur la dernière décennie, le framboisier a enregistré un essor jamais réalisé par d’autres cultures. Sa rentabilité a attiré de nouveaux investisseurs qui se recrutent parmi les professions libérales mais aussi de gros primeuristes 

    Comme nous l’annoncions dans notre édition du 26 juillet 2019, le marché américain s’ouvre à la framboise marocaine. Le feu vert vient d’être donné par le Service d’inspection des animaux et des plantes aux Etats-Unis (Aphis).

    Ceci, suite aux négociations techniques menées entre l’Onssa et l’organisme américain. L’accord passé entre les deux organismes sous l’égide des tutelles respectives, consacre pour la première fois l’ouverture du marché américain aux exportations marocaines de framboises.

    Avec à la clé des conditions que la partie marocaine devrait observer. En tête figure l’exigence que le fruit exporté doit être traité dans les unités de conditionnement autorisées par l’Onssa. Les autorités américaines exigent aussi «que toute exportation doit impérativement être accompagnée d’un certificat phytosanitaire délivré par l’Office».

    Ce certificat atteste que les fruits ont été effectivement produits et emballés conformément aux exigences des États-Unis. Il est à souligner que le nombre d’établissements autorisés par les services de l’Onssa, qui opèrent dans le secteur des fruits rouges s’élève à 68.

    Selon l’organisme de contrôle, «l’ouverture de ce nouveau marché devrait contribuer à la hausse des exportations marocaines de petits fruits rouges». Sans toutefois, préciser si ces exportations se réaliseront à l’état frais ou congelé.

    La première option requiert en effet le fret aérien dont le coût demeure relativement pénalisant pour les opérateurs marocains : entre 25 et 30 DH/kg. En revanche, les fruits congelés peuvent être acheminés par voie maritime, tout en respectant la chaîne du froid.

    Pour le moment, le pays exporte près de 140.000 tonnes de fruits rouges par an sur une quarantaine de pays, dont les pays membres de l’Union européenne. Mais en dépit de cette diversification par marchés, les producteurs de framboise se trouvent confrontés, à chaque début de saison, à l’effondrement de la demande. En particulier sur le marché de l’Union où est destinée  une grande part des exportations. Et c’est le cas de la présente campagne qui a démarré avec une forte baisse des prix. 

    Sur la dernière décennie, le Maroc a enregistré une forte hausse des superficies plantées en framboise. Elles ont été multipliées par 16 fois, selon la profession,  passant de 150 ha  en 2009 à plus de 3.100 ha en 2019-2020.

    L’urgence d’une réflexion sur le devenir du secteur des petits  fruits rouges ayant été soulignée par les opérateurs. Pour l’Association marocaine des producteurs des fruits rouges, la voie salvatrice se trouve dans plus de diversification vers les marchés lointains. En passant des conventions pour faire agréer les organismes marocains de contrôle auprès des pays cibles.

    Mais l’éloignement de certains débouchés potentiels va imposer le recours au   transport aérien, vu qu’il s’agit de produits fort périssables.

    Le pays a enregistré ces dernières années une forte hausse des superficies plantées en framboise aussi bien dans la région du Loukkos que celle du Souss-Massa.

    En une décennie, elles sont passées de 30 hectares à plus de 3.400 cette saison. (Voir infographie ci-dessus). L’installation de la culture se déroule entre mai et août pour une production hivernale dont la cueillette démarre vers le mois de novembre et s’étale jusqu’à juin de l’année d’après.

    Hautement périssable, la framboise est exportée à l’état réfrigéré (4 degrés). D’où sa limite à gagner les marchés outre-Atlantique ou ceux des pays du Golfe comme c’est le cas pour les autres fruits rouges, en particulier la fraise. Pour la Fédération des producteurs et exportateurs des fruits rouges, l’urgence d’une adaptation du framboisier aux conditions du marché s’impose.

    «D’autant plus que le débouché local ne constitue pas une soupape de sécurité vu sa désorganisation et les bas prix offerts», est-il précisé. Il faut dire que la filière des fruits rouges attire les investisseurs. En particulier de grands groupes aussi bien nationaux qu’étrangers. C’est que la filière est capitalistique (voir repères) mais aussi hautement rentable.

    Coûts de production à l’hectare du framboisier (en DH)

    • Structure métallique (140.000 DH amortissable sur 5 ans): 28.000
    • Plastique blanc couverture + cordage: 22.000
    • Plants: 100.000
    • Main-d’œuvre: 180.000
    • Traitement phytosanitaire et engrais: 30.000
    • Irrigation (redevance eau et énergie): 8.000
    • Location du foncier: 13.000
    • Divers: 21.000
    • Rendement export entre 8 et 9 tonnes /ha.

    Source: Estimations de la profession

    A.G.

     

     

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