×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

6 milliards de DH pour la mise à niveau d’Agadir

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5692 Le 06/02/2020 | Partager
Objectif, ériger la cité en locomotive de toute la région
Amélioration des indices de développement humain

C’est parti pour le déploiement du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024). La cérémonie du lancement ayant été présidée mardi dernier par  le Roi Mohammed VI. Et le gouvernement y était pratiquement au complet. C’est dire la diversité des secteurs économiques et sociaux concernés.

Dans sa globalité, le plan constitue un projet structurant d’une nouvelle étape de promotion du rôle de la ville en tant que pôle économique intégré et locomotive de toute la région. Il est doté d’un investissement de 6 milliards de DH dont l’essentiel sur le budget de l’Etat. L’objectif à moyen terme cible le positionnement de la ville d’Agadir et le renforcement de son attractivité en tant que destination touristique nationale et internationale.

roi-agadir-092.jpg

Le plan de développement urbain d’Agadir a pour objectif de faire de la cité un hub de promotion régional. Le contrat-programme est porté par l’ensemble des membres du gouvernement. Il a été signé mardi dernier devant le Souverain (Ph. MAP)  

Sans occulter l’amélioration des indices de développement humain et la promotion des conditions de vie des populations, notamment des habitants des quartiers sous-équipés. Une attention particulière sera également accordée aux infrastructures de base, notamment le réseau routier de la ville pour une mobilité meilleure.

La mise en œuvre du plan se fera conformément aux mécanismes de la bonne gouvernance, promet le collège des partenaires. Dans le but d’assurer un suivi rigoureux et transparent des projets programmés, en respectant les délais et les objectifs fixés. D’ailleurs, c’est l’approche participative qui a présidé à l’élaboration du projet de contrat-programme signé entre l’Etat et la région Souss-Massa.

D’emblée, le programme s’articule autour de six axes principaux. Le premier a trait à la réalisation de la première ligne du bus à haut niveau de service de la ville sur un linéaire de 15,5 km. Elle devrait relier le port d’Agadir au quartier de Tikiouine et aux zones industrielles avoisinantes. Tout en passant par le quartier administratif et le complexe universitaire Ibn Zohr et la zone industrielle de Tassila.

Le 2e axe, qui vise le décongestionnement de la ville, porte sur la réalisation de la première tranche de la voie de contournement Nord-Est d’une longueur de près de 25 km et reliant l’aéroport d’Agadir Al-Massira au port commercial de la ville. Il porte également sur l’aménagement d’ouvrages d’art et de nouvelles entrées de la ville à partir de la voie de contournement et la réhabilitation de la voie express.

L’aménagement urbain de la zone touristique fait l’objet du 3e axe. Il s’agit de renforcer l’attractivité de la ville via la réalisation de plusieurs projets, notamment la réhabilitation de la corniche et la mise en place d’équipements publics (bureau d’information touristique, musée Timitar).

S’ajoutent également la liaison transversale de la ville avec la zone côtière, le renforcement de la voirie et du réseau d’éclairage, le réaménagement des espaces verts et la création de circuits touristiques thématiques (commercial, ludique, culturel et sportif).

Le 4e axe concerne la préservation de l’environnement et l’aménagement des espaces verts de la ville. Il s’agit de la création du parc de Tikiouine (28 ha), du parc Al Inbiâat (25 ha), la restructuration et la mise à niveau du parc Ibn Zaidoun et du jardin d’Olhaou ainsi que la réhabilitation de plusieurs jardins et places publiques.

Le 5e axe porte sur l’espace culturel et religieux. Dans ce cadre, le département des Habous et des Affaires islamiques va réaliser un complexe scientifique, culturel et religieux au quartier Founty pour un investissement de 90 millions de DH et d’une grande mosquée à Hay Essalam pour un coût de 50 millions de DH.

Enfin, le dernier axe concerne le renforcement des équipements sociaux de base et vise le parachèvement de la mise à niveau des quartiers sous-équipés, l’accompagnement du développement démographique et urbain de la ville et l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Plusieurs actions sont prévues au titre de ce même axe et portent sur les secteurs de la jeunesse et des sports, de la santé, de l’enseignement et des activités économiques et de commerce de proximité.

                                                                        

Deuxième pôle touristique 

chiffres-cles-souss-massa-092.jpg

La région Souss-Massa est bordée au nord par Marrakech-Safi et au sud par la région de Guelmim Oued Noun, la région de Drâa-Tafilalet à l’Est et l’océan Atlantique à l’Ouest. Cette région comprend 2 préfectures (Agadir-Ida Outanane et Inezgane Aït Melloul) et 4 provinces (Chtouka Aït Baha, Taroudant, Tiznit et Tata), elle compte ainsi 175 communes dont 154 rurales et 21 municipalités.

La région abrite une population légale de 2,7 millions d’habitants selon le dernier Recensement général de la population (2014), soit 7,9% de la population nationale. Elle est caractérisée par une population jeune (37% moins de 19 ans). Le taux d’urbanisation ressort à 56,3% et la densité a atteint 49,7 habitants/km².

Participant à hauteur de 6,7% à la richesse nationale en 2017, la région de Souss-Massa se distingue par la diversité des secteurs productifs et générateurs de  la croissance. En effet, l’agriculture constitue un vecteur d’intégration de la population locale qui a bénéficié d’un certain nombre de projets, tel celui de sauvegarde du périmètre El Guerdane, le Programme national de l’économie d’eau d’irrigation, la valorisation et la labellisation des produits de terroirs.

Quant au secteur de la pêche, ce dernier bénéficie de 180 km de façade atlantique et profite de la biodiversité de l’espace maritime. Le secteur touristique constitue le 2e pôle au niveau national avec une capacité d’accueil de plus de 42.000 lits en 2015, soit 18% du total national.

Par ailleurs, la région compte un aéroport, un port (le plus important dans le Sud) et un abri de pêche en plus d’un port de plaisance, qui est l’un des plus importants au Maroc. De même, chaque province dispose de spécificités propres  pour participer pleinement à l’essor économique de la région.

La préfecture d’Agadir-Ida Outanane se distingue par l’importance du tourisme, celle d’Inezgane Aït Melloul est la plus petite en termes de superficie mais la plus dynamique pour ce qui est des activités économiques. Celle de Chtouka Aït Baha est réputée pour la fertilité de ses terres alors que Taroudant est une ville impériale et Tata est la province la plus vaste de la région.

A.G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc