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Politique

Congrès du PAM: Samir Belfkih, l’outsider?

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5690 Le 04/02/2020 | Partager
Candidature inattendue pour un pur produit du PAM
Economie, éducation, libertés individuelles… ses idées
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Dr Samir Belfkih est directeur de Recherche en analyse des données et traitement de l’information et expert en la mise en place de stratégie de développement et de schéma directeur tout particulièrement pour les secteurs vitaux (Santé, Education, Sécurité électronique). Il a accompagné de nombreuses institutions publiques aussi bien au Maroc qu’à l’étranger dans la mise en place d’outils d’aide à la décision et l’urbanisation du système d’information. Il est actuellement député et professeur et directeur d’équipe de recherche à l’université Ibno Tofail à Kénitra (Ph. DR)  

Il est peut-être le moins connu des candidats au Secrétariat général du Parti Authenticité et Modernité (PAM) mais certainement le plus jeune, Samir Belfkih est un pur produit du parti. Sa candidature s’inscrit, comme il l’affirme, dans un cheminement normal et naturel justifié par son adhésion au parti politique immédiatement après sa création en 2008 ainsi que son implication dans de nombreuses étapes organisationnelles, politiques et électorales.

«Je considère ma candidature comme celle de toutes les militantes et de tous les militants du parti qui s’identifient à mon parcours. Le parcours d’un pur produit du PAM qu’il s’agit de consacrer. C’est aussi un espoir pour tous les jeunes de notre pays à qui je dis que tout est possible au Maroc avec de la persévérance», se confie-t-il. Dans ce sens, il parle des grandes orientations de son programme électoral s’il était élu secrétaire général du parti.

Ce plan s’articule autour de 3 axes. A commencer par un volet rétrospectif, Belfkih entend dresser un bilan du PAM sur les 10 dernières années. Le candidat évoque également la situation interne du parti et sa vision pour l’avenir. Il n’omet évidemment pas dans son programme le volet politique surtout les relations du PAM avec les autres formations politiques, en particulier le PJD. Justement, le candidat se montre clair. «Nous nous opposons fondamentalement aux idées du PJD en matière de libertés individuelles, pour la simple raison que nous appartenons à deux idéologies totalement opposées», rétorque-t-il.

Belfkih se veut moins tranché se disant prêt avec le PJD en matière de politiques publiques dans le cadre d’une alliance gouvernementale en cas de rapprochement dans les programmes électoraux des deux parties pour le bien du citoyen marocain.

Belfkih n’oublie pas non plus, le volet électoral. «En effet, l’année 2021 sera une année d’élections par excellence. C’est peut-être la première fois dans l’histoire du Maroc que nous allons connaître une année regroupant les élections communales, régionales, parlementaires… Nous devons donc être prêts pour ces échéances», fait-il savoir.

En ce qui concerne les grandes réformes comme celle de l’éducation, Samir Belfkih assure qu’«elle est considérée comme la priorité de toutes les priorités au sein du PAM». Et pour cause, «le capital humain est le pilier fondamental du nouveau modèle de développement qui est en cours d’élaboration».

Aujourd’hui, il considère que le problème est davantage celui de la politique d’éducation que du système d’éducation. «Il y a un manque de moyens! Le budget de l’éducation tourne autour de 72 milliards de DH, soit l’équivalent de 1/3 du PIB. Sauf que 90% de ce budget est consommé par les dépenses de fonctionnement», fustige-t-il avant de pointer également la dualité entre le public et le privé.

Sur l’économie, Belfkih estime «la croissance pas suffisamment inclusive et le niveau de dette publique trop élevé en raison d’un modèle économique basé sur la consommation». «C’est bien d’avoir un modèle comme cela, mais cela doit être conjoncturel et non structurel comme c’est le cas aujourd’hui», explique le candidat qui recommande que le modèle redevienne basé sur la production. «Il faut mettre les TPME au cœur de la croissance».

M.A.B.

 

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