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Politique

Congrès du PAM Qui sont les candidats en lice

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5690 Le 04/02/2020 | Partager
Cheikh Biadillah, Abdellatif Ouahbi,… les plus connus
D’autres pour peser par la suite
Le rapprochement avec PJD, une ligne de démarcation

Dernière ligne droite pour le 4e congrès du Pam qui doit consacrer le départ avant l'heure de Hakim Benchamach et l'élection d'un nouveau secrétaire général. Avant le démarrage des travaux prévus à El Jadida ce vendredi (7 au 9 février), les cinq candidats en piste affûtent leurs argumentaires pour convaincre les congressistes.

Difficile de toucher  3.538 représentants des 12 régions, en plus de ceux en provenance de la région 13 des Marocains du monde. Selon Samir Koudar, président de la commission préparatoire, les congressistes vont élire 351 membres du conseil national, le parlement du parti.

A ce nombre s’ajoutent ceux qui intègrent cette instance sur titre pour atteindre un total de 511 membres du conseil national. Le coût du congrès est estimé à 12 millions de DH dont la moitié proviendra du ministère de l’Intérieur. En attendant, voici les candidats en lice (pour Samir Belfkih, voir ci-dessous), sachant que d’autres pourraient se déclarer même au cours du congrès.

■ Mohamed Cheikh Biadillah prône le retour aux fondamentaux du PAM. L’ancien président de la Chambre des conseillers semble le plus blindé des candidats. Et pour cause, il a été tour à tour gouverneur, wali et ministre de la Santé. Il a également été secrétaire général du PAM entre 2009 et 2012. Il a été aux premières loges lors de la création du Mouvement pour tous les démocrates, l’ancêtre du PAM. Pour lui, la priorité est de retoquer le parti qui a vécu au cours de ces derniers temps une crise profonde qui a failli provoquer son implosion. Les clans en conflit, qui s’étaient traînés en justice, se sont par la suite réconciliés sans devoir expliquer aux militants de base les causes de ces désaccords. Contrairement à son adversaire Abdellatif Ouahbi, la proximité avec le PJD n’est pas à l’ordre du jour.

■ Abdellatif Ouahbi veut se rapprocher avec le PJD: Ce député et membre du bureau politique a annoncé sa candidature du siège du PAM à Rabat, il y a une dizaine de jours. Cet ancien chef de groupe parlementaire s’est doté d’une plateforme politique qui place la rupture au cœur de sa candidature. Ainsi, cet avocat veut couper le cordon ombilical qui lie le PAM à l’Etat. Il veut aussi prendre ses distances avec l’image qu’inspire le PAM au sein de l’opinion publique. Mais ce sont des slogans qui se brisent sur son programme politique:  le rapprochement avec le PJD. Il ne s’en cache pas au point d’affirmer que les islamistes ont été diabolisés. Alors son ambition est clairement affichée: demain, le PAM pourrait intégrer le gouvernement si le PJD arrive en tête. Pourquoi alors laisser le RNI seul négocier pour la formation d’une majorité.

■ Mekki Zizi pour mieux peser. Ce notable dans la région du Gharb a annoncé sa candidature pour la succession de Hakim Benchamach. Il veut également démissionner de la présidence de la commission de logistique, des médias et de l’accueil du 4e congrès.

■ Abdeslam Boutayeb, une candidature pour exister. C'est  activiste de la société civile s'était fait connaître, en compagnie d'Ilyas El Omari (comme lui, il est d’ailleurs originaire d’Al Hoceïma), lors du feuilleton du gaz chimique espagnol qui avait saccagé le Rif. 

Si les deux premiers sont célèbres au sein du parti, les deux derniers sont inconnus du bataillon.  Ainsi, bien qu'ils n'aient pas beaucoup de chances de l'emporter, leur candidature a l'avantage de le sortir de l'anonymat. En plus, elle peut leur permettre de se positionner lors du 2e tour, en négociant une place dans le prochain bureau politique ou la promesse d'un strapontin ministériel en cas d'entrée dans le prochain gouvernement.

M.C.

 

 

 

 

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