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    Economie

    Croissance: 3,3% au premier trimestre 2020

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5671 Le 08/01/2020 | Partager
    Elle reste suspendue aux pluies de février-mars
    Orientation favorable de l’industrie et des services

    Bon démarrage de l’année 2020. Au premier trimestre, le HCP anticipe une croissance économique de 3,3%. Celle-ci serait tirée principalement par le secteur agricole et les services. Pour les activités agricoles, la valeur ajoutée devrait enregistrer un bond de 6,8% en variation annuelle. Une hausse qui reste cependant tributaire d’une pluviométrie favorable au cours des mois de février et mars prochains.

    Selon le HCP, l’actuelle campagne  agricole devrait bénéficier d’un ajustement technique des superficies semées en céréales, légumineuses et fourrages. Avec toutefois un repli de certaines productions arboricoles, notamment les agrumes. Le ministère de l’Agriculture s’attend en effet à une forte baisse de la production agrumicole: 40%. Alors que les professionnels estiment la chute de cette production à 50%.

    Mais le bon comportement des activités industrielles et des services devraient quelque peu compenser. Pour le secteur tertiaire, le rythme de croissance au 1er trimestre devrait s’établir à 3,3%, au lieu de 2,3% pour le secteur secondaire.

    Au total, la valeur ajoutée non agricole croîtrait de 2,8%. De même, la conjoncture internationale serait moins pénalisante pour le pays. Ceci en raison   de «la dissipation des craintes de récession mondiale et l’apaisement des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis», relève le HCP.

    Dans ce cas, les échanges mondiaux reprendraient un peu d’élan, mais la croissance mondiale devrait rester molle et évoluer en dessous de sa tendance de long terme. L’inflation mondiale se situerait à 2%, compte tenu des prévisions du prix du pétrole qui avoisinerait les 60 dollars/baril. Dans ces conditions, la demande mondiale adressée au Maroc bénéficierait d’un léger regain de dynamisme des importations de la zone euro et afficherait une progression de 1,3%, en variation annuelle.

    La demande intérieure, quant à elle, maintiendrait sa tendance haussière. La consommation des ménages progresserait à un rythme relativement plus soutenu qu’au trimestre précédent, portée par l’amélioration de l’offre de produits primaires.

    Les prévisions du HCP se basent sur un 4e trimestre 2019 qui a enregistré une amélioration des indicateurs des activités hors agriculture. Celles-ci auraient  progressé de 3,2%, après 3% un trimestre plus tôt. L’évolution aurait été tirée par la hausse de 3,3% de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, portant sa contribution à la croissance économique globale à 1,7 point. Le rythme de croissance de la valeur ajoutée des activités secondaires aurait, en revanche, légèrement décéléré à 2,7%, après 2,8% un trimestre auparavant, sous l’effet du ralentissement de la valeur ajoutée de l’électricité.

    Dans les mines, la croissance se serait établie à 4,8%  au lieu de 2,2% un trimestre auparavant. Cette progression résulterait principalement  de la filière des phosphates dont la production aurait profité  de la demande des industries locales. Dans un contexte de repli des stocks mondiaux de céréales et des oléagineuses, les exportations en volume des engrais auraient été plus dynamiques, affichant une hausse de 21,2%, en variation annuelle.

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    Après une hausse de 2,1% de la valeur ajoutée au 3e trimestre 2019, les industries manufacturières devraient légèrement progresser de 2,3% au premier trimestre 2020

    En revanche, les quantités exportées du phosphate brut auraient poursuivi leur repli, sur fond d’un nouveau reflux des prix à l’export. Depuis février 2019, le cours international du phosphate brut se serait inscrit en baisse, passant de 102,5 dollars/tonne  à 74 dollars en novembre dernier.

    De leur côté, les industries de transformation auraient affiché une hausse de 2,1% de la valeur ajoutée. Cette évolution serait tirée par le redressement de 3,1% des industries agroalimentaires, contre 2,3% un trimestre plus tôt. Le rythme de croissance de la chimie s’est également accéléré, passant de 1,9% au troisième trimestre 2019 à 3% lors du dernier trimestre. Il est porté par la bonne orientation des exportations des engrais.

    En revanche, la valeur ajoutée des industries mécaniques, métallurgiques et électriques a  ralenti à 2,8% après 5,5% un trimestre auparavant. De même, l’activité du  textile et cuir n’aurait progressé que de 1,3%, en glissement annuel. La valeur ajoutée de la construction aurait augmenté de 1,7%, au 4e trimestre 2019, au lieu de 1,3% un trimestre auparavant. Cette légère hausse, confirmée par l’augmentation  de 2,6% des ventes de ciment, masquerait un effet d’ajustement de base.

    Le secteur aurait continué de pâtir de la faiblesse de la demande adressée à l’immobilier résidentiel, dans un contexte de quasi stagnation des prix de vente et de baisse de 1,9% des crédits accordés aux promoteurs immobiliers. Les appréciations des chefs d’entreprises de la construction, exprimées dans le cadre de la dernière enquête de conjoncture du HCP, auraient confirmé cette stagnation.

    La tendance générale du secteur se serait maintenue en dessous de sa moyenne de long terme. Les capacités de production non utilisées se seraient situées aux environs de 33% et les carnets de commande des opérateurs sont restés peu garnis dans l’ensemble, avec un ralentissement de l’activité dans les «Travaux de construction spécialisés».

    Dans l’ensemble, la valeur ajoutée hors agriculture se serait accrue de 3,2%, au 4e  trimestre 2019, contre 3% le trimestre précédent.

                                                                                                         

    Reprise de l’investissement au 4e trimestre 2019

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    Au dernier trimestre 2019, la formation brute du capital fixe s’est redressée au rythme de 2,9%. Ceci, dans un contexte d’augmentation des achats des biens d’équipement.

    La demande des entreprises en intrants et en outillages se serait favorablement orientée, avec un accroissement de 4,2% des importations des biens d’équipement, parallèlement à une hausse de 4% des crédits à l’équipement. L’investissement en travaux publics aurait, pour sa part, poursuivi sa tendance haussière pour la quatrième année successive, porté par la bonne orientation des investissements en infrastructures de base.

    En revanche, l’activité immobilière est atone, pâtissant de la faible demande adressée au logement résidentiel dans toutes ses catégories. Les crédits aux promoteurs immobiliers auraient régressé de 0,9%, en glissement annuel.

    A.G.

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