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Etats-Unis: 50 systèmes éducatifs!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5670 Le 07/01/2020 | Partager
Pas de diplôme national, ni d’examen national
Un ministère avec peu de pouvoirs, se limitant à des recommandations
Districts scolaires, la vraie autorité éducative
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Le département de l’Education américain présente des recommandations aux districts scolaires, mais ces derniers ne sont pas obligés de les respecter. De leur côté, les districts accordent une grande marge de manœuvre aux écoles (Ph. A.Na.)

Parler du système éducatif «américain» serait erroné. Il n’en existe pas un seul mais 50, au nombre des Etats fédérés du pays. Chacun possède ses propres particularités. Il existe bien un ministère fédéral de l’Education (Department of Education), créé en 1979.

Toutefois, son rôle se limite à garantir des standards minimums de service et à assurer les droits des citoyens de manière égale. La moitié de son budget est réservée aux bourses d’études. Le reste est consacré à des investissements, notamment dans la R&D.

Ce sont les Etats qui gèrent leurs propres écoles, en fixant les réglementations, les budgets, les curricula… Dans le pays, la règle, c’est la décentralisation. Pas d’examen national, ni de diplôme national. «Les priorités vont du bas vers le haut.

Société civile, privé et public sont partenaires pour concevoir des stratégies de développement, infrastructures, services publics…», relève Akram R.Elias, consultant international basé à Washington, expert en système de gouvernance, politique, culture et société des Etats-Unis.

«La décentralisation permet de prendre des risques, d’expérimenter de nouvelles choses. Quand le système est centralisé, l’échec peut être national, et personne n’a envie d’en prendre la responsabilité! Cela dit, aux Etats-Unis, on n’a pas peur de l’échec!», ajoute l’expert.

La vraie autorité éducative au niveau local, ce sont les districts scolaires. Au nombre de 13.600, selon le Centre national pour les statistiques de l’éducation (NCES), ils sont un peu l’équivalent des délégations provinciales de l’Education nationale au Maroc.

«Nous recommandons des normes pour les districts, mais ils ne sont pas obligés de les utiliser. Nous ne sommes pas là pour leur dicter comment travailler, nous fixons simplement des règles minimums à respecter», explique un représentant du département de l’Education dans l’Etat du New Hampshire.

Les directeurs d’écoles et enseignants gardent une large marge de manœuvre pour choisir leurs méthodes et approches pédagogiques, innover, expérimenter…, pour atteindre les objectifs d’apprentissage fixés par les districts. C’est là l’une des forces du modèle américain, qui est à l’opposé de celui en vigueur au Maroc, où les décisions continuent d’être prises du haut vers le bas.

Le système éducatif américain est, certes, divers. Cependant, il partage une même approche centrée sur l’apprenant, avec des programmes favorisant l’épanouissement et le développement de soft skills.

Ahlam NAZIH

 

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