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    International

    Brexit: Les résolutions du Nouvel An

    Par L'Economiste | Edition N°:5662 Le 25/12/2019 | Partager
    Boris Johnson déterminé à mener à bien le divorce
    L’UE se fixe aussi des objectifs
    Questions internationales, sécurité, accord de libre- échange… les défis

    Dans son message de Noël, le Premier ministre Boris Johnson a appelé les Britanniques à ne «pas trop se disputer…». Lui, qui depuis sa victoire électorale se pose en rassembleur d’un pays fracturé par trois ans et demi de crise autour du Brexit.

    L’UE se fixe trois objectifs pour parvenir d’ici la fin de l’année prochaine à un accord sur sa future relation avec le Royaume-Uni après le départ de celui-ci de l’Union, a indiqué son négociateur Michel Barnier.  S’entendre et ratifier une relation post-Brexit d’ici la fin de 2020 comme le demande Boris Johnson «sera un immense défi, mais nous ferons tout notre possible, même si nous ne pourrons pas tout réaliser», affirme-t-il dans une tribune sur le site web Project Syndicate.

    Les deux parties n’auront que 11 mois pour s’entendre après le départ de la Grande-Bretagne de l’UE le 31 janvier. Boris Johnson refuse de demander une prolongation au-delà de 2020.

    Barnier a trois objectifs, qu’il qualifie de «résolutions du Nouvel An», pour les prochaines discussions. Sur les questions internationales, «l’Union européenne continuera de s’engager de manière positive avec le Royaume-Uni, tant au niveau bilatéral que dans des forums mondiaux tels que les Nations unies, l’Organisation mondiale du commerce et le G20», a-t-il assuré.

    La sécurité sera plus problématique, car «le même degré de coopération pour le partage des données n’est tout simplement pas possible avec un pays tiers qui se trouve en dehors de l’espace Schengen». «La lutte contre le terrorisme, les cyberattaques et les autres tentatives de miner nos démocraties exigera un effort commun», souligne Barnier.

    Enfin, «tout accord de libre-échange doit prévoir des règles équitables en matière de normes, d’aides d’Etat et de questions fiscales», a-t-il insisté. Et de poursuivre: «Si nous atteignons ces trois objectifs, nous aurons tiré le meilleur parti de l’année prochaine».

    Le dernier point sera difficile. Boris Johnson a déclaré qu’un accord commercial «ambitieux serait conclu sans alignement sur les règles de l’UE, mais plutôt avec un contrôle de nos propres lois et des relations étroites et amicales».

    Cette déclaration inquiète à Bruxelles car elle signifie qu’il pourrait chercher à faire de la Grande-Bretagne «un nouveau Singapour». Et ce, en essayant de vendre des marchandises dans l’UE à un prix plus bas en abaissant le niveau des normes qui protègent les travailleurs, les consommateurs et l’environnement.

    Michel Barnier a averti que seul un simple accord commercial pourra être conclu d’ici fin 2020. Il devra «très probablement être élargi dans les années à venir à d’autres secteurs», selon cette tribune.

    Nouvelle pièce, nomination à la BoE

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    Le gouvernement britannique a ordonné la production d’une nouvelle pièce de 50 pence (environ 0,58 euro) à l’occasion du Brexit. La pièce, en or, argent ou cupronickel, portera le message «Paix, prospérité et amitié avec toutes les nations».
    A noter par ailleurs qu’Andrew Bailey, actuel patron de l’Autorité des marchés britanniques (FCA), a été nommé gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE). Cet ex-gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre prendra le 16 mars, pour huit ans, la suite du Canadien Mark Carney, aux commandes de l’institut monétaire depuis 2013, a indiqué le ministre des Finances Sajid Javid.
    Le nouveau gouverneur de la BoE aura la lourde tâche de mener la politique monétaire du Royaume-Uni au moment de son difficile divorce avec l’Union européenne, tandis que l’économie britannique patine.

    F. Z. T. avec agences

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