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    Entreprises

    Le modèle économique d’ADM s’essouffle

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5623 Le 28/10/2019 | Partager
    Le mode de financement actuel a atteint ses limites
    La restructuration de 2016 jugée insuffisante
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    Le chiffre d’affaires d’ADM devrait augmenter de 3% en 2019 mais son résultat net chute de 43%

    Le modèle économique d’Autoroute du Maroc (ADM) sera revu. Malgré les efforts de restructuration, il a atteint ses limites. Un contrat-programme devrait  en préciser les nouveaux contours. «La question du financement du plan d’extension et de développement de nouvelles infrastructures autoroutières est au cœur de la mutation du modèle d’exploitation», précise le ministère des Finances.

    Cette entreprise devrait terminer l’année 2019 avec un chiffre d’affaires de 3,2 milliards de DH, en hausse de 3%. En revanche, son résultat net baisserait de plus de 43,2% à 59 millions de DH. La dette, qui était à l’origine du plan de restructuration de 2016, a reculé de 3% à fin 2018 pour atteindre 36,9 milliards de DH.

    Le Maroc s’est doté d’un réseau autoroutier de 1.800 km pour un coût de plus de 50 milliards de DH. Mais  le revers de la médaille est l’aggravation de l’endettement d’ADM. A fin 2015, l’entreprise s’était retrouvée avec un ratio de 4,5 ce qui s’est traduit par un service de la dette absorbant 50% des revenus.  Les mesures de restructuration mises en place ont permis de redresser la situation et de ramener ce ratio à 1,7.

    Mais cela semble insuffisant et le changement de modèle économique devient incontournable.  Le développement du réseau autoroutier s’est surtout basé sur le recours aux prêts concessionnels, garantis par l’Etat, auprès des banques de développement. 

    Pour le ministère des Finances, ce mode de financement a atteint ses limites pour trois raisons. La première est relative à la durée moyenne de la dette jugée inférieure à la durée idoine, et ce compte tenu du niveau d’endettement rapporté aux revenus d’exploitation générés. Ce qui crée un risque de refinancement.

    La deuxième raison renvoie à la structure tarifaire et au volume de trafic insuffisants pour couvrir les charges d’intérêt. Cela implique un recours aux emprunts obligataires garantis par l’Etat. La troisième et dernière raison tient au besoin de recapitalisation pour le maintien de l’équilibre financier de l’entreprise.

    Depuis plusieurs mois, le ministère des Finances travaille sur la restructuration du portefeuille du Trésor. L’idée est de recentrer les entreprises publiques sur leur cœur de métier et de céder des  actifs, des participations ainsi que les filiales qui ne se rattachent pas directement à l’activité principale. Ces entreprises devraient également opter de plus en plus pour des financements innovants (leasing, titrisation, etc.).

    Cette année, ADM a prévu 982 millions de DH d’investissement qui devraient être entièrement consommés quoique, à fin juin, seuls 215 millions de DH ont été réalisés. En 2018, l’entreprise n’a réalisé que 22% du budget d’investissement prévu (1,8 milliard de DH).

    Elle avait reporté notamment les projets de triplement de l’autoroute de Casablanca-Berrechid et du contournement de Casablanca pour des raisons de financement. Ces deux projets devraient être réalisés durant les trois prochaines années. L’investissement prévu en 2020 serait de 1,8 milliard de DH. Il baisserait à 1,5 milliard en 2021 avant de passer à 2,8 milliards en 2022.

    Khadija MASMOUDI

     

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