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    TPME: La revanche des «maçons» du PIB

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5623 Le 28/10/2019 | Partager
    Jadis snobées, elles prennent plus d'importance dans les stratégies des banques
    La CCG joue un rôle moteur, mais manque de ressources
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    Les banques s'outillent mieux pour cerner les PME et adapter leur dispositif d'accompagnement. Le numérique constitue une aubaine pour accélérer l'accès aux financements à cette population d'entreprises (Ph. L'Economiste)

    Le portable de Abdellah El Fergui, président de la confédération des TPE et PME, n'en finit plus de sonner. A l'autre bout de la ligne, il y a de plus en plus de banquiers. «Depuis le discours royal, nous sommes contactés par plusieurs dirigeants de banque. Certaines institutions veulent même signer des conventions avec nous», révèle El Fergui.

    Quelque part, c'est une revanche pour cette association (elle revendique plusieurs milliers d'adhérents) qui se dit snobée. «Personne n'a jugé nécessaire de nous sonder pour la création de l'Observatoire de la TPME, comme d'ailleurs lorsque l'idée d'adopter un small business act germait», s'étonne-t-il. Il faudra transformer ce regain d'intérêt par des actions concrètes sur le terrain.

    «La Caisse centrale de garantie (CCG) fait un travail remarquable. Mais, sur le terrain, des milliers d'entreprises sont encore confrontées à des problèmes de garanties», note El Fergui. En 2018, la garantie des crédits en faveur des TPME a atteint 21 milliards de DH. Près de 11.000 en ont bénéficié. Mais le problème des sûretés est récurrent et touche à des degrés divers les entreprises des pays en développement, encore plus les africaines.

    La perception du risque lié à ces structures, accusées notamment de manque de transparence, demeure encore élevée. En Afrique subsaharienne, «certaines banques vont jusqu'à exiger plus de 80% de garanties pour les prêts aux PME, limitant ainsi le nombre d'entreprises susceptibles d'obtenir un financement», relève Proparco dans un tout récent rapport sur le financement des PME africaines.

    Les prêts adossés aux flux de trésorerie et les garanties des  portefeuilles des crédits aux PME sont parmi les solutions développées pour améliorer l'offre de crédit à ces entreprises. «La première solution requiert des chargés d'affaires une implication directe auprès des chefs d'entreprise pour bien comprendre leur activité et bâtir des prévisions financières permettant d'estimer les cash-flows prévisionnels».

    Ici, la réforme des sûretés mobilières devrait contribuer à desserrer un peu plus le robinet du crédit pour les PME. Dans le même temps, les banques s'outillent mieux pour cerner les PME et adapter leur dispositif d'accompagnement. Le numérique constitue une aubaine pour accélérer l'accès aux financements à cette population d'entreprises. Indépendamment du discours royal, il y a clairement une inflexion des stratégies des banques, en tout cas des majors du marché, sur les TPE et PME.

    Attijariwafa bank, BCP, BMCE Bank of Africa et le groupe Crédit Agricole ont tous déployé des programmes ciblant les petits entrepreneurs qui étaient souvent hors circuit. Ces stratégies sont pilotées à un haut niveau dans certains établissements. De nombreuses initiatives proposent un accompagnement non financier assez dense afin d'aider les TPME dans la gestion de leurs activités quotidiennes. Ces formations leur donnent aussi l'opportunité de mieux comprendre les exigences des banques pours s'y conformer.

    F.Fa

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