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    Economie

    Benatiq en coach des jeunes africains

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5553 Le 10/07/2019 | Partager
    Une rencontre axée sur la promotion du vivre-ensemble
    Des ateliers sur l’emploi, les programmes d’échanges d’étudiants…
    Visite à Tafoghalt, Berkane et Saïdia au programme
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    La tenue de cette rencontre vise à «renforcer les liens avec les jeunes africains d’aujourd’hui, les décideurs de demain, ceux qui vont façonner prochainement le continent», a soutenu Abdelkrim Benatiq, ministre des MRE et des affaires de la migration (Ph.Bziouat) 

    Après les compétences marocaines dans le monde, Abdelkrim Benatiq entame un nouveau virage. Cette fois-ci, le ministre des MRE et des affaires de la migration se penche sur les jeunes africains du Maroc en leur consacrant la première université ouverte à Oujda hier jusqu’au 12 juillet. Cette manifestation de trois jours est placée sous le thème de la jeunesse africaine, levier de coopération sud-sud et la promotion du vivre-ensemble. Elle réunira pendant trois jours des étudiants étrangers des pays subsahariens et leurs homologues marocains, dans une ambiance fraternelle, à la découverte et à l’apprentissage. Il s’agira de débattre de thématiques relatives à la diversité culturelle, à la coopération Sud-Sud et au co-développement. Elle sera également l’occasion d’organiser des activités touristiques, sportives et culturelles dans cette ville et ses environs, créant ainsi une cohésion de groupe et un climat décontracté et propice à l’échange. 
    Le programme, riche et varié, démarre par un discours de Abdelkrim Benatiq.  Il est suivi par un exposé sur la culture religieuse et le patrimoine commun de l’humanité, fait par Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas. Les étudiants africains et marocains prendront part à un atelier sur le patrimoine culturel maroco-africain, animé par   Mohamed El Hannach, de l’Université Mohammed Ben Abdellah de Fès. D’autres ateliers sont tournés notamment sur l’emploi des jeunes en Afrique et les programmes d’échanges d’étudiants et de promotion de la coopération sud-sud dans le continent, pris en charge par l’Agence marocaine de coopération internationale. Ces journées de réflexion sont agrémentées d’escapades dans l’arrière-pays d’Oujda comme Tafoghalt-Zegzel, Berkane et Saïdia.
    Pour Abdelkrim Benatiq, le choix du thème s’inscrit parfaitement dans le cadre de la dynamique visant à impulser la coopération sud-sud et qui s’est concrétisée par de multiples visites royales en Afrique. L’objectif est d’asseoir un cadre stratégique et pérenne de co-développement en vue de renforcer la coopération scientifique et technique avec les pays d’Afrique subsaharienne. Ce qui a permis au Maroc de se positionner comme l’une des principales destinations des étudiants en provenance majoritairement de ces pays. Avant d’en arriver là, plusieurs actions concrètes ont été mises en œuvre telles que l’accueil des étudiants et des cadres africains dans les universités marocaines et la régularisation des migrants majoritairement subsahariens en situation irrégulière. A cela s’ajoutent le financement de projets à caractère socio-économique au niveau de certains pays africains et la formation d’imams via la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains. Dans cette perspective, la migration doit être perçue sous l’angle de la géopolitique. Elle nécessite une gouvernance nationale comme la politique en la matière initiée par le Maroc en 2013 sous l’impulsion du Souverain. Elle doit être également régionale, avec une coopération accrue avec les pays voisins et internationale dans le cadre du pacte mondial de la migration. 

    Accélération de la mobilité

    Selon les statistiques des Nations Unies, le monde compte 258 millions d’émigrés, soit 3,3% de la population mondiale. Ce chiffre passera à 405 millions en 2050. Du coup, la mobilité va s’accélérer, indique le ministre qui veut corriger certaines erreurs. Ainsi, contrairement à ce qui est avancé en Europe, les immigrés participent à l’activité économique. Pour convaincre, il cite les experts qui affirment que 80% des revenus des immigrés sont consommés dans les pays d’accueil, un aspect positif de ce phénomène, estime-t-il.  En 1990, les transferts dans le monde ne dépassaient pas 29 milliards de dollars. En 2000, ils étaient à 74 milliards de dollars et en 2016, ils ont atteint 429 milliards de dollars. 

    Dans ce dossier, Abdelkrim Benatiq est formel: «le but est de renforcer les liens entre les jeunes africains d’aujourd’hui, les décideurs de demain, ceux qui vont façonner le continent». Mais derrière l’annonce du ministre se niche la volonté de se doter d’une traçabilité supplémentaire, l’envie inavouée de constituer un réseau des anciens du Maroc. C’est ce capital immatériel qui va permettre à l’Afrique de se positionner pour affronter les défis, notera le ministre. Ce dernier espère que les jeunes africains soient convaincus que la migration a des avantages. Il est impératif d’éviter de calquer leur position sur l’Europe qui s’est transformée en bloc de rejet en considérant les immigrés comme la source de leurs difficultés. 

     

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