×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Chambre des conseillers: Quiproquo autour des nominations

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5462 Le 27/02/2019 | Partager
    Le mode opératoire choisi par Benchamach fait jaser
    Blocage suite à l’absence d’accord avec les chefs de groupes
    Les syndicats craignent d’être lésés face à la domination des partis

    Nouveau blocage au niveau de la Chambre des conseillers. Son président Hakim Benchamach n’est pas parvenu à régler la question de la nomination des représentants de cette chambre au niveau des instances constitutionnelles.

    Selon la loi qui les a institués, cette opération doit passer par la consultation des chefs de groupes parlementaires. Toutefois, les deux présidents de chambre ont procédé différemment. Habib El Malki, en optant pour la concertation avec les chefs de groupes parlementaires, il est arrivé à régler cette question. 

    Ce n’est pas le cas de Hakim Benchamach qui a préféré une autre modalité: lancer un appel à manifestation d’intérêt pour choisir les membres. Pour rappel, la Chambre doit désigner notamment 4 membres pour siéger au CNDH, 5 au Conseil supérieur de la jeunesse et l’action associative, 2 au CESE et autant à l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre  la corruption.

    Même s’il n’y a pas de délai fixé, les présidents de ces instances, nommés par le Roi, ont entamé les consultations pour compléter la composition de leurs conseils. Le Maroc ne peut pas se permettre d’être absent surtout dans des domaines en lien avec l’international comme notamment les droits de l’Homme.

    Si cette modalité choisie par Hakim Benchamach se distingue par plus de transparence et un positionnement dans le domaine de la société civile, il a toutefois été confronté à un problème qu’il n’avait pas suffisamment anticipé. Ainsi, le nombre de postulants a dépassé les attentes.

    En effet, il a reçu des offres émanant de près de 140 associations et 195 candidats. D’autant que dans ce nombre élevé d’ONG, «il est difficile de faire le tri entre les sérieuses et celles qui n’existent que sur le papier. Il semble que les présidents des associations ont proposé, les épouses ou les fils», pour reprendre l’expression d’un parlementaire proche du dossier.

    Or, cette démarche n’a pas été appréciée par les chefs de groupes qui ont insisté sur la nécessité de la concertation. La loi relative au CNDH par exemple et le règlement intérieur de la Chambre prévoient cette procédure.

    Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux sont favorables à une autre méthodologie qui consiste à choisir ces membres à travers la représentation proportionnelle. «Or, par le passé, ils arrivaient à répartir les postes entre les deux Chambres pour que tout le monde soit servi. Celui qui n’a rien pris à la première Chambre se servait dans la deuxième», rappelle un parlementaire. Cette procédure n’est pas appréciée par les syndicats qui risquent d’être mal traités.

    Les centrales considèrent que les partis dominants vont décrocher la plus grosse part. «Le PAM peut obtenir des sièges dans les deux Chambres, idem pour le PJD. Ce n’est pas équitable pour nous qui sommes présents uniquement dans la Chambre des conseillers», affirme un syndicaliste.

    En tout cas, les élus de la Chambre des conseillers sont dans l’embarras. Car, après une 3e réunion lundi dernier avec leur président, ils ne sont toujours pas arrivés à trouver une porte de sortie. Certains s’en prennent à Hakim Benchamach pour avoir opté en faveur de cette nouvelle méthodologie.

    Rupture

    Les présidents des deux Chambres ne semblent pas sur la même longueur. Même si l’un étant de la majorité et l’autre de l’opposition, ils arrivaient à mettre en place une organisation pour améliorer le travail parlementaire. Cette fois-ci, ce qui frappe les esprits, c’est l’absence de coordination entre les deux Chambres du Parlement. Un député est allé jusqu’à évoquer une rupture. Pourtant, les deux règlements intérieurs insistent sur la nécessité de convoquer au moins une fois par mois la commission de coordination. En outre, la commission de coordination est composée notamment de 2 vice-présidents et des secrétaires généraux des deux Chambres. L’objet de cette commission est de régler ces problèmes en suspens.

    M.C.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc