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    Travail temporaire: «La concurrence déloyale fait rage»

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5427 Le 08/01/2019 | Partager
    Les agences en règle victimes de dumping
    Une caution bancaire et un CDD d’un an renouvelable: principales revendications
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    Abdallah Alaoui Mdaghri, président de la Fédération nationale des entreprises de travail temporaire (FNETT) (Ph. privée)

    - L’Economiste: Seules 59 agences de recrutement payent leur caution. Pourquoi les autres refusent-elles de se conformer à la loi?

    - Abdallah Alaoui Mdaghri: Les agences ne refusent pas de payer. Elles n’ont tout simplement pas les moyens financiers de s’acquitter de leur redevance. C’est pour cela qu’au sein de la Fédération nous estimons que cette caution est une injustice. Nous demandons à ce qu’elle soit transformée en fonds de roulement ou bien en caution bancaire. Par ailleurs, il est anormal que des sociétés se soumettent à cette disposition et d’autres non, il faut mettre toutes les agences d’intérim sur un même pied d’égalité.

    - Les agences «réglo» sont-elles de facto victimes de concurrence déloyale...
    - Bien sûr qu’il y a une concurrence déloyale. A partir du moment où les sociétés ne sont pas sur un même pied d’égalité et qu’elles ne s’acquittent pas des mêmes charges. Cette caution serait plus judicieuse si on la transforme en capital obligatoire pour la création d’une agence d’intérim. Il faudrait que toutes les agences d’intérim aient les mêmes charges sociales. Les sociétés utilisatrices devraient, pour leur part, être plus vigilantes et exiger la preuve des paiements des cotisations sociales (bordereaux de la CNSS).

    - Quels sont pour vous les amendements prioritaires?
    - Le ministère, premier concerné, ne doit pas laisser ce secteur sans amendement. La CGEM a présenté à l’autorité gouvernementale une proposition en ce sens. Elle demande la transformation de cette caution financière de plus de 1,5 million de DH, déposée auprès de la CDG, en caution bancaire.
    Nous sommes aussi confrontés à un autre problème lié à la durée du contrat d’intérim. Le patronat a proposé que cette durée de mission qui est de 3 mois, renouvelable une fois, soit transformée en contrat à durée déterminée. C’est-à-dire qu’elle soit d’une année renouvelable une fois (article 500 du code du travail).

    - Quelles sont vos autres revendications?         
    - Nous avons présenté il y a une dizaine d’années une liste de propositions pour l’organisation de la profession qui restent d’actualité. Nous avons demandé, entre autres, de créer un taux d’emploi temporaire (TET) comme indicateur. Ce dernier serait le rapport entre le nombre d’emplois à temps plein dans l’entreprise de travail temporaire et le total des intérimaires.

    Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

     

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