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    Derichebourg: «Notre offre colle à la réalité casablancaise»

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5414 Le 18/12/2018 | Partager
    La qualité du service s’est dégradée ces dernières semaines
    La décharge de Médiouna a atteint les limites de sa capacité
    En attendant l'extension, les ordures s’amoncellent partout
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    «Cette période de gestion provisoire nous a permis de réellement comprendre les spécificités de Casablanca et d'identifier les limites du mode de gestion précédent» (Ph. AE)

    Déjà opérationnelle à Marrakech, Rabat, Kénitra... Derichebourg assure les services de la collecte à Casablanca depuis un an. Une période transitoire en attendant l’attribution du marché dans les prochaines semaines.

    Le groupe français, qui assure les services de propreté dans 6 départements parisiens, est parmi les favoris dans la course (aux côtés de Averda et Mecomar). Il va falloir faire vite!

    Les Casablancais ont constaté ces dernières semaines une nette dégradation de la qualité du service qui s’est traduite par l’amoncellement de montagnes d’ordures à tous les coins de rue. Une situation inquiétante attribuée au manque d’accès à la décharge de Médiouna, qui a largement dépassé les limites de sa capacité.

    Aujourd'hui, les montagnes de déchets culminent à des dizaines de mètres, menaçant de s’effondrer à tout moment. Entretien avec Fabrice Lancia, directeur du Développement chez Derichebourg.

    - L’Economiste: Quel bilan dressez-vous au bout de plus d’un an de gestion provisoire de la collecte à Casablanca?
    - Fabrice Lancia:
    Je tiens à préciser que notre entreprise a dû reprendre au pied levé une exploitation défaillante avec des moyens limités. Malgré les contraintes (reprise du parc roulant existant, transfert de personnel dans un temps limité...), nos équipes ont su réajuster l'organisation in situ, redéployer les moyens et mettre en place des dispositifs de contrôle pour garantir une amélioration de la propreté de la ville. Cette amélioration a été significativement ressentie par les citoyens.

    - Comment avez-vous mis à profit cette période pour affiner et mieux adapter votre offre aux spécificités de la ville et surtout pour éviter les erreurs et les limites des précédents délégataires?
    - Cette période de gestion provisoire nous a permis de réellement comprendre les spécificités de Casablanca, des Casablancais et d'identifier les limites du mode de gestion précédent. Pour commencer, nous avons placé les problématiques des Casablancais au cœur de notre réflexion et de notre offre technique. Quel était le mode de conteneurisation adapté en fonction des quartiers? Quels étaient les horaires de collecte les mieux adaptés pour ne pas encombrer la circulation? Quels dispositifs devions-nous déployer pour gérer les situations particulières ou les réclamations? Autant de questions auxquelles nous avons tenté d'apporter une solution. Enfin, nous avons tenu à intégrer un volet important portant sur la communication et la sensibilisation des citoyens autour des enjeux de la propreté urbaine.

    - Vous êtes déjà présent dans des villes comme Marrakech, Rabat, Kénitra... Quelles sont les spécificités d’une ville comme Casablanca?
    - Casablanca présente des challenges importants à plus d'un titre. En premier lieu, la dimension importante de la ville implique un déploiement de moyens exceptionnels en comparaison à ce que l'on peut observer dans d’autres villes au Maroc. Le trafic dense à Casablanca impose un aménagement des horaires d’intervention pour garantir la fluidité des déplacements de nos équipes. Enfin, le rapport à l'espace public des Casablancais fait que l'activité dans les rues est permanente tout au long de la journée et de la nuit. Pareil pour les flux de déchets associés.

    - Quel peut être l’apport d’un opérateur comme Derichebourg en termes d’expertise ou de valeur ajoutée?
    - Derichebourg présente l'avantage de combiner une forte expérience à l'international dans des villes comme Paris, Montréal... S'y ajoute une connaissance pointue du contexte marocain grâce notamment à notre présence à Marrakech, Rabat... Ces retours d'expériences nous permettent de bien cerner les enjeux et contraintes des villes marocaines et de proposer des solutions innovantes et adaptées aux spécificités des villes et aux comportements des citoyens marocains. A ce titre, nous avons organisé un appel à projet dans le cadre de notre initiative «Mdinathon» pour impliquer les citoyens marocains dans l'identification de solutions aux problèmes rencontrés quotidiennement.

    - Le constat aujourd'hui fait  que la dégradation du service de collecte s'accentue dans plusieurs quartiers casablancais... Comment l’expliquez-vous?
    - Casablanca a pris une décision courageuse en mettant à plat l’ensemble du sujets liés à la propreté et ce, dans des délais extrêmement courts. La rédaction de nouveaux cahiers des charges, le projet de réalisation d’un nouveau centre de traitement et de valorisation ou encore la mise en place d’une structure de contrôle plus stricte impliquent une refonte rapide des organisations. L’ensemble des acteurs, chacun à son niveau et dans son périmètre, travaillent sans relâche à la correction des problématiques en cours. Nous sommes pleinement impliqués.

    - Le marché de la collecte pour lequel Derichebourg a soumissionné sera bientôt attribué. Peut-on avoir une idée sur l’offre technique et financière?
    - Puisque le processus d'attribution du marché est en cours, notre devoir de réserve ne nous permet pas d’apporter plus de précisions à ce stade. Ce que nous pouvons dire, c'est que l'offre soumise par le groupe Derichebourg est compétitive. Elle prévoit une organisation adaptée à la réalité casablancaise que nous avons pu observer cette année.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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