Politique

Majorité: El Othmani s'accroche au PPS

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5351 Le 17/09/2018 | Partager
Il s'agit d'une «alliance stratégique et non pas technique», selon le chef du gouvernement[scald=25325:sdl_editor_representation]
Réunion décisive du Comité central du PPS le 22 septembre
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Saâdeddine El Othmani a tenté de rassurer sur l'homogénéité de la majorité. Au-delà de la crise avec le PPS, il a assuré qu'il «n'y a pas de divisions au sein du gouvernement concernant l'introduction de la darija dans l'enseignement» (Ph. Bziouat)

Le PJD ne veut pas lâcher son allié au sein de la majorité. Après la visite effectuée par une délégation présidée par Saâdeddine El Othmani pour désamorcer la crise avec le PPS, les interventions des dirigeants du PJD lors de la session du Conseil national, tenu samedi à Bouznika, se sont inscrites dans la même logique.

Le chef du gouvernement a insisté sur l'importance de l'alliance avec le parti de Benabdallah. Pour lui, ce rapprochement «n’est pas basé sur une logique technique ou de gestion. Il s'agit plutôt d'une alliance stratégique pour la poursuite des réformes». Même son de cloche chez Idriss Azami, président du conseil national du PJD.

Ce dernier a insisté sur la responsabilité des dirigeants des deux partis pour dépasser la crise actuelle. Idem pour Abdelilah Benkirane. Il a dit «comprendre la colère des membres du PPS», notamment suite à la suppression du secrétariat d'État en charge de l'eau.

Pour lui, cette formation «dispose d'une grande expérience lui permettant d'absorber l'onde de choc, dépasser la situation actuelle et préserver sa place au sein du gouvernement». Tous les yeux sont braqués sur la prochaine réunion du Comité central du PPS.

Prévue le 22 septembre prochain, elle permettra d'en savoir plus sur la position que prendra le parti du livre. Certaines voix appellent clairement à claquer la porte du gouvernement. Des dirigeants du PPS avancent que toutes les options sont envisageables.

Au-delà des problèmes qui accentuent la fragilité de la majorité, les membres du conseil national du PJD se sont aussi penchés sur les divisions internes. Ce parti, traditionnellement connu pour la discipline de ses membres connaît depuis quelques mois des tensions internes.

Pour son patron, Saâdeddine El Othmani, c'est un signe de démocratie interne. Même s'il a mis en garde contre les conséquences de cette situation. L'idée est «d'éviter la reproduction des expériences d'autres formations, qui ont été épuisées par les tiraillements internes, et vidées de leurs compétences».

De son côté, Benkirane a rejeté l'idée de polarisations autour de courants au sein du PJD. Pour lui, «tous les membres sont tenus de se soumettre aux décisions prises par les institutions du parti».

L'ex-chef du gouvernement est réapparu lors de cette réunion du Conseil national, après un retrait de plusieurs mois, depuis l'élection d'El Othmani à la tête du parti. Il n'a pas hésité à commenter la vie politique et économique actuelle. Face à un public acquis, il a fait des propositions, parfois fantaisistes, pour résoudre certaines problématiques.

Par exemple, Benkirane a estimé que l'ampleur des tentatives d'immigration illégale est un signe que «la situation actuelle est préoccupante». Or, l'ex-chef du gouvernement n'a pas reconnu que ces difficultés soient le résultat des politiques menées par l'équipe qu'il dirigeait lors du mandat précédent et celle pilotée actuellement par son successeur.

 

 

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