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Fête du Trône/Le plan d’attaque pour inverser la tendance

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5324 Le 27/07/2018 | Partager
Un financement à la carte à partir de 20 millions de DH d’investissement
Des incitations fiscales et un meilleur accès au foncier

Pour accroître son attractivité, le Maroc dispose d’un outil de soutien à l’investissement, le fonds Hassan II. Il intervient pour au moins 10 millions de DH dont la moitié pour l’achat des équipements. En 2015, avec le lancement de la nouvelle stratégie sectorielle, le gouvernement a créé le fonds de développement industriel et de l’investissement (FDII), doté de 20 milliards de DH à l’horizon 2020. Il cible les investissements à partir de 20 millions de DH HT, portant sur la création d’au moins 50 emplois stables.
Les investisseurs qui concluent avec le gouvernement des conventions sur un investissement d’au moins 100 millions de DH bénéficient de l’exonération des droits d’importation sur les biens d’équipement, matériels et outillages pour la réalisation de leur projet. Le cadre incitatif prévoit également l’exonération de TVA sur les mêmes équipements pendant 36 mois extensibles à 60 mois depuis l’entrée en vigueur de la loi de finances 2018.

Pour changer de palier des investissements, le Maroc a procédé à la création à Casablanca d’une place financière, Casa Finance City, qui a accédé au rang de premier hub financier en Afrique. Le Royaume mise également sur les métiers mondiaux tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, les énergies renouvelables… Des secteurs censés attirer des investisseurs internationaux qui contribueront à améliorer la balance commerciale grâce à la redynamisation de l’export.
Le gouvernement a également opté pour la refonte totale du cadre réglementaire relatif à l’investissement. Une nouvelle charte est en cours de finalisation. Elle a été annoncée il y a déjà deux ans, mais n’a toujours pas vu le jour.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévoit l’exonération d’IS pendant cinq ans pour les nouvelles unités industrielles, l’attribution du label de zones franches à des sociétés orientées export et non plus à des régions, l’octroi  du foncier en location et non plus sa vente. Certaines mesures ont déjà été intégrées dans la loi de finances, telles que l’exonération de l’IS pendant cinq ans. Les textes d’application sont déjà le circuit d’adoption. Un autre dispositif a été inclus dans la loi de finances 2018 et concerne la prise en charge par l’Etat des frais liés au transport entre les lieux de production et les ports d’exportation. L’objectif étant d’attirer les investissements vers les régions enclavées. Mais les modalités d’application n’ont pas encore été fixées.
 

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