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    Les métiers mondiaux, gisement d’emplois

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5301 Le 26/06/2018 | Partager
    Automobile, offshoring, TIC, aéronautique,… les secteurs qui recrutent le plus
    Les ingénieurs en informatique très prisés au Maroc et à l’étranger
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    Selon l’enquête de l’Anapec, les besoins en RH dans les secteurs émergents représentent 45% de l’ensemble des opportunités d’embauche envisagées par les entreprises interrogées, soit 79.652 postes d’emploi

    Les nouveaux métiers mondiaux du Maroc renforcent leur position en tant que secteurs potentiels pour la création d’emplois. Un constat confirmé par la dernière édition de la Veille prospective réalisée l’année dernière par l’Anapec.

    Un travail qui a permis de définir les besoins prévisionnels en compétences à fin 2018 envisagées par un échantillon composé de près de 6.500 entreprises. Ainsi, les besoins en RH dans les secteurs émergents représentent près de 45% dont 23% pour les deux secteurs de l’automobile et l’aéronautique.

    Ces besoins vont accroître dans les régions où se développent des plateformes dédiées à l’industrie de l’automobile comme le cas de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma qui abrite l’usine Renault avec plusieurs équipementiers.

    Dans cette région, la part des prévisions d’embauche pour les deux secteurs avoisine 47%. Le même constat est valable pour la plateforme d’Atlantic Free Zone de Kénitra avec une part de 40%. Certainement les perspectives d’embauche devraient s’accroître davantage avec la mise en service de l’usine du groupe français PSA, indique Mohamed Ayoub Hassoun, directeur de l’Anapec au niveau de la région de Rabat-Salé-Kénitra.

    Opérateur de production, technicien de maintenance industrielle, couturier… ce sont les profils sollicités pour ces deux secteurs. L’offshoring et les NTIC sont toujours considérés comme des secteurs pourvoyeurs d’emploi en occupant la troisième place avec une part de 22% des opportunités d’emploi prévisibles par l’enquête de l’Anapec.

    Pour le cabinet, «l’offshoring se positionne toujours en tête, car il s’agit d’un secteur qui recrute en masse notamment au niveau de Casablanca», précise Dounia Chraïbi, chargée de recrutement au sein de l’agence Multicibles. La majorité des jeunes embauchés ont une formation bac+2 avec une bonne maîtrise des langues particulièrement le français qui reste un critère déterminant pour la sélection des candidats, explique-t-elle. 

    «Une partie de nos clients cherchent d’autres profils pour accompagner le développement de leurs sociétés qui sont actives dans des secteurs hors offshoring», ajoute Chraïbi. Il s’agit particulièrement des diplômés d’un Master notamment dans les spécialités de marketing, finances, commercial et RH.

    «Dans notre budget 2018, on prévoit plus de 700 postes de recrutement pour notamment des profils bac+2», indique Bertrand Gaulandeau, directeur RH et communication interne à Axa Services Maroc, une société spécialisée dans les relations clients. «Compte tenu de la rude concurrence entre les opérateurs au niveau de Rabat, nous avons des difficultés à trouver les profils recherchés qui, en plus de la formation universitaire, devraient bien maîtriser le français», précise-t-il.

    Parmi les métiers sollicités dans ce secteur, les postes de téléconseiller, commercial et consultant site web. «Les techniciens et ingénieurs en informatique particulièrement dans la spécialité développement sont prisés dans le marché de l’emploi», précise un directeur d’une grande école d’ingénieurs à Rabat.

    «Toutefois, ces dernières années, le marché marocain est devenu une source de recrutement pour ce type de profils pour des cabinets étrangers notamment français, ce qui constitue une perte pour l’économie nationale», regrette-t-il. Les ingénieurs des autres spécialités: génie civil, bâtiments, énergie, mécanique… dotés d’une expérience arrivent à trouver un emploi pour accompagner les chantiers structurants lancés au Maroc.

    Les professions libérales offrent des opportunités d’emploi notamment dans le secteur de la santé pour répondre aux besoins des cliniques et les laboratoires. Sans oublier les experts-comptables et comptables. L’agroalimentaire et l’agriculture constituent le 4e secteur potentiel en termes d’offre d’emplois avec 82% des opportunités concentrées dans la région de Souss Massa. L’agent technique agricole reste le métier sollicité par plus de 90% des professionnels.

    Savoir-faire

    Certes, le diplôme est important mais reste insuffisant pour le recrutement d’un candidat et également de réussir sa carrière professionnelle par la suite. C’est l’avis de plusieurs directeurs RH confirmé par l’enquête de l’Anapec. Selon cette dernière, 43% des difficultés avancées par les entreprises interrogées relèvent du manque du savoir-faire des candidats. Plus de 30% de nos recrues quittent la société durant la première année de leur embauche, indique un directeur RH d’un centre d’appel à Rabat. En plus de l’absentéisme, on constate chez une partie des nouvelles recrues un manque d’initiative et de rigueur dans leur travail, regrette-t-il. A ce titre, il convient de signaler que les besoins en profils qualifiés sans exigence de diplôme sont estimés à 45% de l’ensemble des besoins prévus par l’enquête de l’Anapec.

     

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